Comprendre l’itinérance et la Stratégie

Les causes et les répercussions de l’itinérance sont complexes. L’itinérance touche divers groupes de la population, notamment les jeunes, les mères de famille et les aînés. De multiples facteurs peuvent contribuer à l’itinérance; cela peut faire en sorte que plus longtemps une personne vivra l’itinérance, plus elle aura de la difficulté à retrouver son autosuffisance.

La Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) est un programme communautaire qui vise à prévenir et à réduire l’itinérance en offrant un financement et un soutien directs aux collectivités de partout au Canada. Dans le Plan d’action économique de , le gouvernement du Canada a annoncé son intention de verser près de 600 millions de dollars sur cinq ans (-) dès pour renouveler la SPLI et réorienter ces activités selon l’approche Logement d’abord.

Logement d’abord

L’approche Logement d’abord, qui est adoptée dans le cadre de la SPLI, consiste essentiellement à procurer un logement permanent aux personnes qui vivent une situation d’itinérance chronique ou épisodique afin qu’ils sortent de la rue ou des refuges. L’offre d’un logement permanent est complémentée par la prestation de services qui aident les clients à garder leur logement et qui favorisent leur rétablissement et leur réinsertion sociale. La mise en œuvre de l’approche Logement d’abord sera graduelle et tiendra compte des capacités et des ressources variées des collectivités.

Grâce au renouvellement de cet engagement, le financement offert aux collectivités restera le même, et les collectivités auront le loisir d’investir dans d’autres approches éprouvées qui complémentent l’approche Logement d’abord. Le gouvernement fédéral continuera de collaborer avec les provinces et les territoires, les collectivités, le secteur privé et les autres intervenants pour réduire l’itinérance.

La mise en œuvre de l’approche Logement d’abord s’appuie sur les résultats du projet de recherche Chez Soi de la Commission de la santé mentale du Canada ainsi que sur les résultats obtenus dans plusieurs collectivités canadiennes. Le gouvernement fédéral a investi 110 millions de dollars sur cinq ans dans le projet de recherche Chez Soi, qui a été mis à l’essai dans cinq villes (Vancouver, Winnipeg, Toronto, Montréal et Moncton). Le projet, qui est le plus important du genre, s’est terminé en mars 2013 et a fourni de solides preuves que l’approche Logement d’abord est une façon efficace de réduire l’itinérance.

Les conclusions finales du projet montrent que l’approche Logement d’abord peut être efficacement mise en œuvre dans les petites et grandes villes canadiennes pour réduire rapidement l’itinérance, tout en allégeant le fardeau des refuges, des services de santé et des services judiciaires. Une fois la stabilité du logement assurée, on peut se concentrer sur les problèmes plus persistants, comme la toxicomanie et les troubles de santé mentale.

Lisez le Rapport final du projet Chez Soi pour en savoir plus.

À propos de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance

La SPLI soutient 61 collectivités désignées et certaines petites collectivités rurales, autochtones et du Nord de partout au Canada afin de trouver des solutions locales à l’itinérance. Un financement est offert dans le cadre de la SPLI pour répondre aux priorités locales cernées par les collectivités à l’aide d’un processus de planification communautaire exhaustif auquel participent des fonctionnaires de tous les ordres de gouvernement, des intervenants communautaires et les secteurs privé et bénévole. Une telle approche offre aux collectivités la latitude requise pour investir dans des mesures de réduction de l’itinérance à l’échelle locale.

Dans le cadre de la SPLI, on considère que l’itinérance est une responsabilité partagée, c’est pourquoi on favorise les partenariats visant à trouver des solutions à long terme à l’itinérance, à renforcer les capacités des collectivités et à accroître la vitalité. La SPLI permet également d’appuyer les activités de recherche et d’échange des connaissances afin d’accroître la compréhension à l’égard de l’itinérance, ainsi que de cerner et de faire connaître les pratiques prometteuses visant à aider les collectivités à trouver des solutions efficaces à l’itinérance.

La SPLI soutient également l’idée selon laquelle un logement stable est une condition préalable à l’amélioration de la santé, du rôle parental, de l’éducation et de l’emploi. Elle met l’accent sur les initiatives communautaires qui adoptent une approche donnant la priorité au logement pour aider les personnes et les familles à acquérir plus d’autonomie et d’autosuffisance.

En aidant les personnes sans abri et celles vulnérables à l’itinérance à avoir une vie stable, la SPLI contribue à la mission d’Emploi et Développement social Canada, qui consiste à bâtir un Canada plus fort et plus concurrentiel, à aider les Canadiens à faire des choix qui leur permettront de vivre une vie productive et profitable, ainsi qu’à améliorer la vie des Canadiens.

Contexte et renouvellement

La SPLI a été lancée en , et l’accent a été mis sur des solutions à long terme pour contrer l’itinérance. Depuis son lancement, plus de 750 millions de dollars ont été versés à des projets de prévention ou de réduction de l’itinérance. La SPLI connaît du succès, et malgré la récente récession, les collectivités constatent certains progrès en matière d’itinérance. Le nombre d’utilisateurs de refuges d’urgence au Canada n’augmente pas et le nombre de personnes qui « dorment à la dure » ou dorment dans la rue est à la baisse dans de nombreuses collectivités. Grâce aux efforts de la SPLI et de ses partenaires, des milliers de personnes sans abri ont obtenu un logement stable, ont trouvé un emploi, sont retournées aux études et sont devenues membres à part entière de la société canadienne.

Malgré de telles réussites, l’itinérance demeure un problème tenace qui requiert une stratégie novatrice ciblée. Il s’agit d’un problème qui touche divers groupes de la population, y compris les personnes, les familles et leur collectivité.

Le gouvernement du Canada comprend l’importance d’aider les Canadiens vulnérables. Comme annoncé dans le Plan d’action économique de , un financement stable sur cinq ans (-) a été alloué à la SPLI renouvelée, soit près de 600 millions de dollars. Certains éléments clés du programme sont conservés, notamment l’approche communautaire éprouvée, l’affectation de fonds aux collectivités et les différents volets de financement offerts à l’échelle régionale. Ce renouvellement permet d’offrir un financement à long terme prévisible qui s’harmonise à l’objectif du gouvernement d’aider les collectivités à trouver des solutions à plus long terme pour combattre l’itinérance et, notamment, à adopter l’approche Logement d’abord.

Comprendre l’itinérance

Données statistiques nationales : examiner les chiffres

Il est difficile de déterminer le nombre de sans-abri, étant donné qu’il s’agit d’un groupe diversifié composé de personnes qui se déplacent et qui, dans certains cas, sont cachés. On estime que près de 150 000 personnes utilisent les refuges d’urgence chaque année au Canada. Selon les recherches, l’utilisation des refuges est un bon indicateur pour estimer la taille totale de la population de sans-abri. Bon nombre de collectivités procèdent à des décomptes ponctuels qui fournissent, pour un moment donné, un « instantané » local du nombre de personnes sans abri utilisant ou non les refuges d’urgence.

Afin de réduire et de prévenir l’itinérance, nous devons mieux comprendre la situation et le soutien requis. Les collectivités unissent leurs efforts pour y parvenir et trouver des moyens d’aider.

Veuillez lire les points saillants de l’étude nationale sur les refuges pour obtenir plus de renseignements sur l’utilisation des refuges d’urgence au Canada, de à .

Comprendre les besoins

La SPLI est déployée à l’aide d’une approche communautaire unique qui donne aux collectivités la latitude et les outils nécessaires pour déterminer leurs priorités et besoins respectifs en matière d’itinérance et à y donner suite. Par conséquent, certaines collectivités ont cerné un groupe prioritaire (p. ex. les femmes, les aînés, les jeunes) qui sera visé par les projets financés dans le cadre de la SPLI.