Histoires de réussite : Aînés

Tous les jours, EDSC et ses partenaires du portefeuille ont une incidence dans la vie des Canadiens. Les récits qui suivent brossent le portait de Canadiens qui ont changé leur vie ou celle des gens autour d'eux à l'aide du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.

Des aînés retraités jouent le rôle de mentors

Dans le cadre de Nouveaux Horizons pour les aînés, qui est un programme fédéral de subventions et de contributions, des aînés à la retraite qui ont travaillé dans le domaine des finances se portent volontaires pour servir de mentors. Au cours de rencontres en personne, d’ateliers et de discussions en petits groupes, ils donnent des conseils en vue d’aider d’autres aînés à éviter de faire l’objet d’exploitation financière et de fraude ainsi qu’à déceler ces situations.

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Des aînés de Scarborough, en Ontario, sont plus sensibilisés à l’importance de se protéger contre la fraude et l'exploitation financières, grâce au projet d'enseignement de la gestion sans dette (Seniors for Seniors) élaboré par le Canadian Centre for Women’s Education and Development.

Grâce à l'appui du programme Nouveaux horizons pour les aînés gouvernement du Canada, le projet a encouragé des aînés à la retraite ayant œuvré dans le domaine des finances à se porter volontaires pour servir de mentors. Les mentors aînés ont organisé des jeux de rôle et y ont pris part avec les participants pour leur permettre d'apprendre par l'expérience à éviter l'exploitation financière. Ils ont également informé les personnes âgées des moyens de détecter et de prévenir l'exploitation financière ou la fraude à l'aide de conseils personnalisés, d'ateliers et de discussions en petits groupes. Ils leur ont aussi fourni des conseils sur les investissements.

« En invitant des aînés retraités à faire partie de l'équipe de dirigeants et en les associant à des activités éducatives visant à prévenir la fraude financière, nous espérions faire profiter d'autres personnes de leurs connaissances et rejoindre un grand nombre d'aînés qui pourraient être exposées à l'exploitation financière », a déclaré Bibi Zaman, directrice exécutive du Canadian Centre for Women’s Education and Development. « Les aînés qui ont participé au projet ont trouvé l'expérience particulièrement enrichissante et étaient heureux d'avoir l'occasion d'acquérir de nouvelles compétences. »

Les ateliers ont permis aux aînés de raconter des histoires, de socialiser et d'apprendre à investir en toute sécurité. Les aînés ont témoigné leur gratitude d'avoir eu l'occasion de collaborer avec de nouvelles personnes et de se faire des amis.

« L'exploitation financière dont sont victimes les personnes aînées peut être dissimulée ou passer inaperçue. » « Il est important pour les aînés qui sont victimes de ce genre d'exploitation d'avoir accès à de l'information pour pouvoir prendre des décisions éclairées et connaître l'aide qui leur est offerte », a souligné Mme Zaman.

Les discussions entourant les mauvais traitements que subissent les aînés sont l'une des premières étapes de prévention adoptées pour prévenir ce genre de traitements, et l'initiative d'enseignement de la gestion sans dette (Seniors for Seniors) a permis aux aînés de créer leur propre espace pour parler et prévenir la violence à leur endroit.

Le programme Nouveaux horizons pour les aînés du gouvernement du Canada est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés qui ont une influence positive sur la vie d'autres personnes et leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à encourager la participation soutenue des aînés à l'essor de leur communauté.

Ensemble pour prévenir les mauvais traitements envers les aînés

La Fédération des aînées et aînés francophones du Canada contribue à combattre l’exploitation financière dans les communautés francophones du pays en sensibilisant la population aux mauvais traitements et aux fraudes envers les aînés, et en mettant en place les outils nécessaires pour aider les aînés à se protéger.

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Un projet mis sur pied par la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) contribue à combattre l’exploitation financière dans les communautés francophones du pays en sensibilisant la population aux mauvais traitements et aux fraudes envers les aînés, et en mettant en place les outils nécessaires pour aider les aînés à se protéger.

La FAAFC est un organisme sans but lucratif qui œuvre pour la défense des droits et des intérêts des aînés francophones canadiens. L’organisme cherche à répondre aux besoins des aînés, et à les aider à renforcer leur confiance en eux afin qu’ils puissent s’épanouir sur le plan linguistique et culturel.

Forte de ses 295 000 membres, la FAAFC regroupe 12 associations dans l’ensemble du Canada. Ensemble, elles représentent plus de deux millions d’aînés francophones.

Le projet, intitulé Ensemble pour contrer la violence, les fraudes et les abus envers les aînés, s’adresse aux aînés membres des centres et des clubs d’âge d’or, ou à ceux qui vivent dans des résidences pour personnes âgées. Il vise également les jeunes retraités francophones qui vivent dans des communautés linguistiques en situation minoritaire.

Grâce au soutien du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada, la FAAFC a pu mettre sur pied des ateliers adaptés aux besoins particuliers des francophones en situation minoritaire et créer à l’intention des aînés francophones, des outils de sensibilisation pouvant être utilisés partout au pays. Parmi les outils disponibles, il y a une trousse d’information et trois vidéos portant sur l’exploitation financière, et le harcèlement et la négligence envers les aînés. Ces outils sont utilisés pour former les aînés bénévoles qui animent les ateliers et d’autres activités dans les communautés francophones. La FAAFC a également réalisé une campagne nationale de sensibilisation sur la prévention des mauvais traitements et des fraudes envers les aînés.

Ce projet n’aurait pas été possible sans l’aide des nombreux employés et bénévoles. « Plus de 50 bénévoles ont travaillé ensemble pour réaliser ces activités et ces ateliers de sensibilisation. Certains sont encore actifs et continuent d’offrir des ateliers à des groupes d’aînés », raconte Jean-Luc Racine, directeur général de la FAAFC.

Grâce aux bénévoles, 72 ateliers ont été présentés dans l’ensemble du Canada. Au total, 2 000 personnes ont participé aux ateliers de sensibilisation, et environ 50 partenariats ont été établis. Selon Jean-Luc, « la formation donnée aux animateurs bénévoles d’un atelier de sensibilisation, et la préparation des capsules théâtrales par les aînés ont été d’excellentes occasions de réunir les aînés de partout au pays, en leur permettant de travailler dans le cadre de la stratégie nationale. »

Les outils élaborés dans le cadre du projet Ensemble ont été mis à la disposition des 12 associations membres, afin qu’elles puissent à leur tour sensibiliser les aînés francophones de leur province ou de leur territoire à la prévention des mauvais traitements et des fraudes envers les aînés.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada permet d’aider les aînés à bénéficier d’une meilleure qualité de vie au sein de leur communauté tout en apportant leur contribution, en menant une vie active et en participant à des activités sociales.

Protéger nos aînés

Le projet Aîné-Avisé, mis sur pied par le Réseau de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), a contribué à sensibiliser les personnes âgées aux mauvais traitements et aux fraudes envers les aînés grâce à une panoplie d’outils et de ressources.

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Le Réseau FADOQ est constitué de plusieurs organismes affiliés actifs au Québec, et compte 16 regroupements régionaux et 840 clubs locaux. Il a pour mission de défendre les droits des aînés et de représenter leurs intérêts devant les instances sociopolitiques provinciales, fédérales et internationales. Le Réseau s’emploie également à organiser un éventail d’activités sportives ou de loisirs et à mettre en place des services qui encouragent un vieillissement actif et brisent l’isolement des aînés. Il compte plus de 265 000 membres au Québec et environ 15 000 bénévoles; il s’agit de la plus importante association de personnes de 50 ans et plus au Québec.

Mené par le Réseau FADOQ, le projet Aîné-Avisé a vu le jour en avec la participation de la Sûreté du Québec et du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Cavendish. L’objectif d’Aîné-Avisé est de renseigner les aînés, les professionnels et le public en général au sujet des mauvais traitements et des fraudes commis à l’endroit des aînés.

En , le Réseau FADOQ a soumis son projet afin d’obtenir l’aide financière du programme Nouveaux Horizons pour les aînés qu’il a découvert grâce à quelques recherches et au bouche-à-oreille. « Nous voulions mettre sur pied un nouveau programme, mais nous n’avions pas les fonds nécessaires, alors nous avons fait quelques recherches en ligne et nous sommes tombés sur le site Web du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. Comme les objectifs et les attentes du programme correspondaient à ce que nous souhaitions faire, nous avons demandé une subvention et nous avons obtenu 300 000 $ sur une période de trois ans », explique Karine Corbeil, coordonnatrice provinciale du projet.

Grâce au financement du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, le Réseau FADOQ a pu élaborer un guide de ressources, une brochure d’information et des conseils de prévention contre les mauvais traitements envers les aînés, des affiches et un DVD contenant cinq vidéos sur les mauvais traitements et la fraude envers les aînés. Le Réseau FADOQ, la Sûreté du Québec et le CSSS Cavendish ont également été en mesure d’établir un comité consultatif provincial composé d’experts en matière de fraude et de mauvais traitements afin de compléter et d’enrichir le contenu des divers outils du projet.

Une des principales composantes du projet a été la tenue de séances d’information dirigées par des policiers, des professionnels et des aînés bénévoles au cours desquelles les animateurs décrivaient en détail les types de mauvais traitements et de fraudes qui touchent particulièrement les aînés, et leur donnaient des conseils pour les aider à se prémunir contre ces phénomènes. Pendant chaque séance, un policier partageait son expertise et donnait des exemples de mauvais traitements et de fraude commis dans la région. Le bénévole animait la discussion. Les séances d’information du Réseau FADOQ sont maintenant offertes gratuitement partout au Québec.

En tout, près de 200 aînés se sont portés volontaires pour animer les séances d’information. Plusieurs étaient d’anciens intervenants ou animateurs à la retraite, il y avait notamment des psychologues, des travailleurs sociaux, des enseignants, des formateurs et des infirmiers.

Ces séances visaient à mettre les aînés en garde contre les mauvais traitements et la fraude, et à leur indiquer comment obtenir des renseignements ou de l’aide afin qu’ils se sentent en sécurité et qu’ils soient autonomes plus longtemps.

Les cinq capsules vidéo comprises dans le DVD étaient également diffusées à chaque séance. Les vidéos montrent diverses situations de mauvais traitements ou de fraude et les signes permettant de les détecter.

Après la mise sur pied du programme, les outils ont été traduits dans différentes langues. Ils sont maintenant offerts dans les deux langues officielles et les aînés de différentes communautés culturelles et autochtones peuvent se les procurer.

« Nous nous sommes beaucoup inspirés de l’expertise de nos partenaires et de nos collaborateurs pendant l’élaboration du programme Aîné-Avisé, qui est un projet unique et sans pareil, affirme Karine. Sans l’apport des bénévoles, ce programme ne se serait pas concrétisé. Cette initiative permet aux aînés de s’intégrer et de renforcer leur estime personnelle tout en contribuant au succès du programme. Le programme Aîné-Avisé est créé par les aînés, pour les aînés. »

Cette initiative de sensibilisation permet de faciliter les dénonciations, et réduit considérablement le nombre de cas d’abus et de fraude. Au cours des 400 séances tenues en et en , le Réseau FADOQ a joint un auditoire de plus de 16 000 aînés québécois.

« Nous sommes conscients que nous ne pouvons sensibiliser tous les aînés. Mais, en transmettant ces connaissances aux participants, nous espérons que les aînés plus vulnérables ou isolés bénéficieront de nos conseils », ajoute Karine.

Le programme Aîné Avisé a eu des répercussions positives sur les participants et les bénévoles. Comme bon nombre d’entre eux travaillaient dans des champs de compétences en lien avec les interventions avant la retraite, cette expérience leur a permis de renouer avec leur passion.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada permet d’aider les aînés à bénéficier d’une meilleure qualité de vie au sein de leur communauté tout en apportant leur contribution, en menant une vie active et en participant à des activités sociales.

Un réseau provincial contribue à la prévention des mauvais traitements envers les aînés

Un réseau provincial fournit de l'information et du soutien aux personnes et aux organismes communautaires et gouvernementaux qui s'occupent de la prévention des mauvais traitements envers les aînés et offrent des services aux victimes de mauvais traitements.

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Un réseau mis sur pied par le Seniors Resource Centre of Newfoundland and Labrador fournit de l'information et du soutien aux personnes et aux organismes communautaires et gouvernementaux qui s'occupent de la prévention des mauvais traitements envers les aînés et offrent des services aux victimes de mauvais traitements.

Le Seniors Resource Centre of Newfoundland and Labrador est un organisme sans but lucratif ayant pour mission de favoriser l'indépendance et le bien être des aînés.

En , le Seniors Resource Centre a réuni des représentants communautaires et gouvernementaux au sein d'un comité. Les efforts de ce comité furent couronnés d'un tel succès que plus de 30 partenaires se sont engagés à se réunir tous les mois pour échanger de l'information. La taille du comité n'a toutefois pas tardé à représenter un handicap, dans la mesure où ses locaux n'étaient plus en mesure d'accueillir tous les partenaires lors des réunions; le comité a dû établir une liste d'attente de nouveaux membres potentiels.

Grâce au soutien du programme Nouveaux horizons pour les aînés du gouvernement du Canada, le Seniors Resource Centre of Newfoundland and Labrador a mis sur pied un projet de sensibilisation de la population aux mauvais traitements envers les aînés, axé sur le réseautage. Cela a permis au comité de se développer en un vaste réseau provincial appelé le Newfoundland and Labrador Network for the Prevention of Elder Abuse (NLNPEA).

Au cours du projet, le comité a défini la mission du réseau et l'a doté d'un mandat ainsi que d'un système de gouvernance et d'un site Web. Il a produit une brochure et d'autres documents visant à sensibiliser le public aux mauvais traitements envers les aînés. Le projet a duré deux ans et s'est terminé par la tenue d'un symposium provincial sur les mauvais traitements envers les aînés visant à lancer officiellement le nouveau réseau.

« Pour permettre aux parties intéressées de travailler main dans la main pour lutter contre les mauvais traitements dont les aînés sont victimes, il a été jugé indispensable que le comité se transforme en un réseau provincial et tienne des réunions sous forme de téléconférences et de conférences en ligne accessibles à tous, a déclaré Elizabeth Siegel, qui est une coordonnatrice provinciale du réseau. Pour ce faire, une planification détaillée était nécessaire pour établir le réseau sur des bases solides. Le financement accordé par le programme Nouveaux horizons pour les aînés a permis au réseau de réaliser cette phase de planification et de mettre sur pied une structure susceptible de répondre aux besoins de tous ses membres », a t elle ajouté.

Le réseau partage de l'information et des ressources au moyen de réunions publiques mensuelles accessibles à l'échelle provinciale par téléconférences et webinaires, d'activités éducatives ou d’activités liées à la Journée internationale de sensibilisation pour contrer les abus envers les personnes âgées, d'exposés à l'intention de groupes de personnes âgées, de bulletins trimestriels, de brochures, et de son site Web. L'agent de police Kevin Foley est un agent des services à la collectivité qui travaille au sein de la Force constabulaire royale de Terre-Neuve à St. John’s Est. La Force constabulaire royale de Terre-Neuve joue un rôle de premier plan au sein du comité depuis sa création en . « L'agent Foley a fourni de précieux renseignements sur la prévention des mauvais traitements envers les aînés et l'intervention du point de vue de la prestation des services de police, a déclaré Mme Siegel. Grâce aux renseignements qui nous ont été fournis par les services de police tout au long de notre processus d'élaboration du réseau, nous avons pu mieux les aider à soutenir les victimes de ces mauvais traitements », a t elle ajouté.

« En tant qu'organisme chargé de l'application de la loi, nos rapports avec des groupes communautaires tels que le Newfoundland and Labrador Network for the Prevention of Elder Abuse ont renforcé nos liens avec la communauté. Nous avons besoin des conseils et des commentaires de ceux que nous servons », a déclaré l'agent Foley. « Le NLNPEA offre à tous les organismes qui travaillent auprès de personnes âgées les services d'une personne-ressource pour les tenir au courant des préoccupations de la communauté. »

Bien que le projet concerne spécifiquement à Terre-Neuve-et-Labrador, il n'en reste pas moins qu'il est venu en aide à des personnes aînées d'un bout à l'autre du Canada. Le réseau a établi des rapports avec des organismes nationaux comme le Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aînés. Le Seniors Resource Centre of Newfoundland and Labrador a également transmis ses pratiques exemplaires en matière de création de réseaux à la Northwest Seniors Society, qui s'est elle aussi transformée en réseau, ainsi qu'au Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aînés. « Notre projet est officiellement terminé, mais notre réseau fonctionne très bien et continuera à prendre de l'expansion », a souligné Élizabeth.

Pour obtenir de plus renseignements sur le Newfoundland and Labrador Network for the Prevention of Elder Abuse (NLNPEA), veuillez consulter le site Web du NLNPEA. (Prenez note que si vous cliquez sur ce lien, vous quitterez le site Web du gouvernement du Canada et vous serez redirigé sur un site qui n'est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles. Information disponible en anglais seulement.)

Le programme Nouveaux horizons est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés qui ont une influence positive sur la vie d'autres personnes et leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à encourager la participation soutenue des personnes aînées à l'essor de leur communauté.

Prêcher la sagesse

Le projet Wisdom vise à prévenir la violence envers les aînés particulièrement touchés par des obstacles culturels et linguistiques. Le projet a été fondé par Immigrant Services Guelph-Wellington Inc en partenariat avec Wellington Senior Services Network et Trellis Mental Health and Developmental Services.

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Au Canada, beaucoup de personnes âgées sont victimes de violence. Les nouveaux arrivants font face à des obstacles additionnels – culturels et linguistiques – qui, souvent, les empêchent de parler franchement ou de chercher à obtenir de l'aide.

Fondé en , Immigrant Services Guelph-Wellington Inc. (IS-GW) est un organisme qui offre des services d'accueil et d'adaptation aux immigrants. En , IS-GW a lancé le projet Wisdom, qui vise à prévenir la violence envers les personnes âgées en aidant les aînés des communautés ethniques à accéder à des services sociaux. Le projet est financé dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada, en partenariat avec le Wellington Senior Services Network et les Trellis Mental Health and Developmental Services

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La première phase du projet avait pour but d'examiner et de comprendre les mauvais traitements envers les aînés d'un point de vue culturel en sollicitant la participation des communautés ethniques. Pour ce faire, un comité consultatif et un comité Wisdom formé exclusivement d'aînés ont été mis sur pied.

« Les fournisseurs de services ont de la difficulté à travailler avec certains groupes de clients, affirme Roya Rabbani, directrice d'IS-GW. Nous avons cru qu'une approche différente leur permettrait de joindre plus facilement ces groupes qui, pour diverses raisons et sans qu'ils aient quoi que ce soit à se reprocher, n'utilisent pas les services. Le soutien par les pairs a permis d'accéder à ces groupes. »

Kripal Bhagra, qui a immigré au Canada en , est le participant le plus âgé du projet Wisdom. À la suite d'une chirurgie cardiaque, en , il a dû renoncer à la direction de son entreprise familiale.

« Quand je suis arrivé à la retraite, j'ai rencontré beaucoup de pairs et de personnes âgées de ma communauté qui étaient malheureux à cause de leur contexte familial, dit Kripal. Je voulais vraiment les aider, mais je me suis vite rendu compte que la plupart d'entre eux ne voulaient pas parler de leurs problèmes avec un étranger. »

Pour la deuxième phase du projet, IS-GW a créé un cours de six semaines sur le développement communautaire et les techniques d'animation de groupe, fondé sur l'entraide. Au cours de cette phase, des aînés bénévoles des communautés ethniques de Guelph et de Wellington, comme Kripal, ont appris à créer des groupes au sein de leur collectivité afin de promouvoir les ressources et les activités qui permettent de forger des liens d'amitié.

« La formation m'a donné un regain de confiance. J'ai pu apprendre au contact d'autres participants ayant des antécédents culturels différents. J'ai pu mieux connaître les ressources offertes aux aînés, et je peux transmettre cette information à certains de mes pairs, explique Kripal. J'ai aussi appris à entrer en communication avec des pairs qui vivent une situation difficile sans qu'ils se sentent menacés. »

En plus de la formation de six semaines, IS-GW a mis sur pied un comité composé exclusivement d'aînés et préparé une brochure sur les ressources communautaires. La création de la brochure découlait d'une recommandation formulée par un groupe de consultation formé d'aînés.

Traduite en sept langues, la brochure vise à sensibiliser davantage la population aux mauvais traitements envers les aînés en fournissant de l'information aux personnes âgées, à leur famille et aux fournisseurs de soins.

Devant le formidable enthousiasme et l'appui des aînés dans les communautés ethnoculturelles, IS-GW a lancé en avril la troisième phase du projet Wisdom. Au cours de cette phase, l'organisme élaborera un cadre de travail pour aider les fournisseurs de services partout au Canada à entrer en contact avec leur collectivité et à mieux faire connaître le problème des mauvais traitements envers les aînés pour que les aînés puissent surmonter les obstacles culturels et linguistiques et ainsi se rapprocher du reste de la collectivité.

Grâce à son approche fondée sur l'entraide, le projet Wisdom permet de tendre la main à des aînés isolés qui hésiteraient normalement à discuter de sujets aussi graves que celui des mauvais traitements envers les aînés. « On a créé un environnement positif qui permet aux personnes âgées de parler de leurs sentiments, de mieux comprendre les problèmes qu'ils vivent et, surtout, de se soutenir les uns les autres », conclut Kripal.

Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions visant à financer des projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie des gens et dans leur collectivité. Le projet Wisdom répond à l'objectif du programme, qui consiste à favoriser la participation continue des aînés au sein de leur collectivité.

Le dialogue permet de faire la lumière sur l'exploitation financière des aînés

A travers le programme fédéral de Nouveaux Horizons pour les aînés, l'Association de Neighbourhood Houses of British Columbia (ANHBC) a tenu des dialogues pour sensibiliser les aînés et diminuer leur incidence au sein des communautés ethniques de la Colombie-Britanique.

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L'exploitation financière constitue l'une des formes les plus communes de mauvais traitements des aînés au Canada. L'isolement, les obstacles linguistiques et diverses perceptions culturelles de ce que sont les mauvais traitements peuvent rendre particulièrement vulnérables les aînés au sein des communautés ethniques.

En , l'Association of Neighbourhood Houses of British Columbia (ANHBC) a lancé le projet Dialogue sur l'exploitation financière des aînés selon le programme Dialogue de l'organisme Finding Home. Ce projet, financé dans le cadre du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés, visait à promouvoir des approches novatrices et adaptées aux différentes cultures pour faire prendre davantage conscience des mauvais traitements envers les aînés et diminuer leur incidence au sein des communautés ethniques de la Colombie-Britannique.

L'ANHBC a tenu une série de séances de dialogue afin de permettre aux aînés des diverses communautés ethniques de communiquer leurs expériences, de produire des idées, des perspectives et des stratégies nouvelles, d'élargir leurs réseaux sociaux et de se familiariser avec les ressources communautaires.

« Ce qui est ressorti du dialogue avec les aînés est le fait qu'il est urgent de s'attaquer au problème des mauvais traitements envers les aînés, en particulier au sein des communautés ethniques, a déclaré Mme Jessie Sutherland, directrice du programme Dialogue de l'organisme Finding Home. Un grand nombre d'aînés ont parlé de leurs expériences liées aux questions financières », a-t-elle ajoutée.

Trois sites de dialogue ont été choisis partout à Vancouver, soit un pour les aînés endjabis de l'Asie du Sud, un pour les aînés d'origine afghane et un pour les aînés de milieux multiculturels. Dans chacun de ces sites, une équipe d'aînés bénévoles s'est attaquée à la tâche d'établir les racines profondes de l'exploitation financière des aînés au sein de leur communauté. Ils ont ensuite reçu une formation en prévention afin qu'ils puissent l'utiliser au sein de leurs communautés partout dans le Lower Mainland en Colombie-Britannique.

« Maintenant, ils mènent leurs propres projets pour s'attaquer au problème, a indiqué Mme Sutherland. Les 12 aînés afghans qui ont participé au projet Dialogue travaillent avec 2 000 aînés afghans dans le Lower Mainland et ont constaté que le problème est le même. »

Mme Glenys Mcmillan a participé aux séances de dialogue multiculturel. Afin d'informer les autres sur l'exploitation financière des aînés, son équipe a créé un bureau de conférenciers. « Nous avons conçu une présentation sur des témoignages d'exploitation financière pour mettre l'auditoire dans le contexte, a déclaré Mme Mcmillan. Il s'agissait ensuite de faire appel à l'auditoire pour faire ressortir les histoires personnelles et faire comprendre qu'elles n'avaient pas à demeurer secrètes. Les gens ont dit qu'il fallait protéger les personnes qui ont peur et qui ont honte de dire ce qui se passe dans leur vie. »

Après avoir vu l'une des présentations de Mme Mcmillan, un groupe d'étudiants de la Emily Carr University ont produit une vidéo intitulée : How to Spot a Wolf (Comment identifier un loup) sur l'exploitation financière mettant en vedette Mme Mcmillan et les membres de son équipe. La vidéo a été produite en farsi et en anglais et comprend des ressources et des mises en garde pour dénoncer et prévenir l'exploitation financière. La vidéo a été distribuée à des organismes de partout au Canada.

Les aînés du site de dialogue des Pendjabis de l'Asie du Sud ont découvert que la cause profonde de l'exploitation financière au sein de leur communauté était la discrimination. Puisqu'aucune activité commémorative des femmes et des jeunes filles n'existait au sein de la communauté pendjabie de l'Asie du Sud, ils ont décidé de lancer une nouvelle activité qu'ils ont nommée Journée des sœurs et des filles. L'activité a pour but de promouvoir la gentillesse et la générosité entre les sexes.

Dans la troisième année du projet, les équipes des trois sites de dialogue ont été réunies. « Nous avons constaté que les projets des divers groupes d'immigrants avaient pris des orientations différentes, a dit Mme Mcmillan. Pour certaines de ces femmes, c'était la première fois qu'elles participaient à un groupe élargi et qu'elles se sentaient acceptées en tant que personnes. Lorsque nous avons fait le tour de toutes les idées à la fin du programme, les participants ont pleuré et se sont étreints. Ce n'était pas la fin, mais le début de plus d'interactions entre les cultures. »

Une trousse culturellement adaptée a été conçue pour chacune des communautés et distribuée aux participants. En plus de fiches d'information et de brochures sur les façons de prévenir l'exploitation financière des aînés, la trousse contenait des ressources de sensibilisation culturelle ainsi que des renseignements sur les possibilités de bénévolat pour inciter les aînés à s'engager davantage au sein de leur communauté et à diminuer leur vulnérabilité aux mauvais traitements.

« Le programme leur a donné la confiance nécessaire pour prendre conscience de leurs compétences et les utiliser au sein de leur communauté. Avant le projet Dialogue, ils ne s'engageaient pas au sein de leur communauté et ils sont sans aucun doute des leaders, a souligné Mme Sutherland. Les gens demeurent en contact avec nous et nous disent à quel point le programme a marqué un point décisif dans leur vie. Certains d'entre eux nous ont dit que c'était la première fois qu'ils se sentaient les bienvenus ou chez eux au Canada. »

« Le fait de nous réunir nous a donné le sens du pouvoir qui importe tant aux aînés. Nous devons leur donner la possibilité d'être utiles au sein de la communauté. Nous ne voulons pas que d'autres personnes nous disent ce que nous voulons ou ce dont nous avons besoin ou comment vivre notre vie, nous aimons mieux le découvrir par nous-mêmes », a-t-elle ajouté.

Le Programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés qui ont une influence positive sur

Une expérience intergénérationnelle

À travers le programme Nouveaux horizons du Seniors Wellness Committee, les membres du Curling 50+ Club ont pu participer à différents projets tel que Building Bridges dans l'ouest de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce projet a favorisé les amitiés entre aînés et étudiants en permettant à ceux-ci d’acquérir de nouvelles habilités et connaissances.

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Le Curling 50+ Club de Cow Head à Terre¬Neuve¬et¬Labrador est une rencontre amicale pour les membres et les personnes aînées de la région.

Bernice Buckle, membre du Club, a indiqué que la plupart des personnes âgées qu'elle connaît aiment passer du temps en compagnie d'enfants, mais elle considère que les occasions de ce type sont peu fréquentes au sein de sa communauté. Grâce au financement obtenu dans le cadre du programme Nouveaux horizons pour les aînés, le Curling 50+ Club a pu mettre au point le projet Building Bridges afin de permettre aux aînés de créer des liens avec les jeunes.

En partenariat avec le comité de mieux¬être Seniors Wellness Committee de la région, les membres du Curling 50+ Club ont pu participer à différents projets Building Bridges dans l'ouest de la province. Dix écoles primaires ont été jumelées à d'autres clubs pour les personnes aînées et près de vingt aînés ont eu l'occasion de contribuer au fonctionnement des projets dans chacun des divers sites.

Parmi les activités organisées, soulignons notamment les ateliers d'artisanat, de cuisine traditionnelle de Terre¬Neuve, de danse folklorique et de fabrication de « Ugly Sticks», un instrument de musique traditionnel de Terre¬Neuve fabriqué à l'aide d'articles que l'on trouve généralement dans les remises de jardin. Les participants ont également pu prendre part à des fêtes chantantes ainsi qu'à des jeux à l'ancienne.

Neil Hounsell, âgé de 90 ans, ainsi que son épouse sont membres du Curling 50+ Club et également membres d'un groupe local pratiquant les danses carrées. Ensemble, ils ont dirigé un atelier de danse à l'intention des élèves et leur ont montré quelques chorégraphies de base. « Les enfants ont apprécié cette activité et fait preuve d'admiration à l'égard des aînés qui leur ont enseigné », a indiqué Bernice.

Ce projet a non seulement été bénéfique pour les élèves, mais a également permis à Neil de bénéficier d'une seconde chance. Neil n'a pas pu terminer sa cinquième année lorsqu'il était jeune, mais le fait qu'il a eu l'occasion de mettre à nouveau les pieds dans une salle de classe lui a donné l'impression qu'il l'avait maintenant complétée. « Neil était fier de dire qu'il avait passé sa cinquième année et qu'il avait bien hâte d'entreprendre sa sixième année l'an prochain », a ajouté Bernice à la blague.

Les aînés qui ont pris part aux activités qui se sont déroulées dans les salles de classe ont aussi joué un rôle de leadership en ce qui concerne la planification d'un événement intitulé « Old Fashioned Time » lors duquel les participants ont pu déguster un repas, danser et s'initier à des jeux à l'ancienne. La ville de Cow Head a invité l'ensemble de la communauté à prendre part à l'événement qui a accueilli des gens provenant de deux des villages voisins et même de l'extérieur de la province.

Comme le projet Building Bridges a été bien accueilli, l'organisation travaille actuellement à l'élaboration de plusieurs projets similaires. « Les membres du Curling 50+ Club se sentent rajeunis et la tenue de ce projet les motivent. Le succès que nous avons observé nous a démontré que les aînés sont importants dans notre communauté », a indiqué Bernice. « Les objectifs ont été pleinement atteints et ont même surpassé les attentes. Le respect à l'égard des aînés et l'ouverture à des interactions futures sont maintenant chose concrète alors qu'auparavant nous nous heurtions à l'ignorance et à l'évitement », a¬t¬elle ajouté.

Grâce à ce projet, des élèves ont rencontré des aînés de la région, les participants ont acquis de nouvelles habiletés et de nouvelles amitiés, qui n'auraient autrement pu exister, sont nées. Le financement versé au projet dans le cadre du programme Nouveaux horizons pour les aînés visait à répondre aux besoins des membres du Curling 50+ Club qui souhaitaient encourager les aînés à contribuer au bien-être social de leur collectivité en utilisant leurs compétences, leur expérience et leur sagesse.

Le programme Nouveaux horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité.

Transmettre les connaissances culturelles

À travers le programme Nouveaux horizons, la collectivité d'Eskasoni Elder Society instauré le projet du camp Ekina'mujik Knijannaq Ta'n Wetapek Sulti'tij, qui a pour but de réduire l’isolement des Aînés. En réunissant les jeunes et les aînés par l’entremise de media sociaux, des liens solides se sont formés lors d’événements sociaux, ateliers, voyages. Le nombre de participants a augmenté considérablement depuis la création du projet.

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Les membres de la collectivité d'Eskasoni, en Nouvelle¬Écosse, ont constaté que la culture autochtone n'était pas transmise à la génération suivante. L'Eskasoni Elder Society, dont l'objectif est d'assurer le bien-être des aînés par la promotion et la création de réseaux sociaux ainsi que la prévention de l'isolement social, partageait cette préoccupation et elle a décidé qu'il était temps d'intervenir.

C'est en consultant la section « Quoi de neuf? » du site Web de Ressources humaines et Développement des compétences Canada que l'organisation a appris l'existence du financement offert dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. L'organisation a soumis une demande et elle a reçu, peu après, une subvention pour lancer son projet.

L'objectif consistait à réunir deux générations afin de transmettre les connaissances culturelles. Le projet du camp Ekina'mujik Knijannaq Ta'n Wetapek Sulti'tij a été créé pour combler cette lacune. Au total, 53 aînés et 83 jeunes ont participé à cette activité.

Squanto Oakley, le coordonnateur du projet, savait que l'isolement social chez les aînés limitait la transmission des connaissances et de la culture aux nouvelles générations. « Le projet Ekina'mujik Knijannaq Ta'n Wetapek Sulti'tij a contribué à briser l'isolement. Ces camps ont permis aux aînés de transmettre leurs connaissances en plus de renouer des liens solides entre les aînés et les jeunes. »

Les aînés d'Eskasoni ont pu tirer parti de leurs compétences dans le cadre de ce projet et ils ont enseigné la culture micmaque traditionnelle aux jeunes. Tenas Sylliboy, un jeune participant au projet, a déclaré qu'il avait beaucoup appris et qu'il respectait maintenant la terre et les animaux. « J'ai beaucoup aimé nouer des liens avec d'autres personnes. Je suis maintenant conscient de l'importance de tous les êtres vivants. »

Marie-Bridgette Paul, une aînée, a affirmé qu'elle participait au projet en vue d'aider les jeunes. « Je veux leur éviter des ennuis. Il faut s'aider aussi et leur parler pour leur apprendre ce qui est bien et ce qui est mal. » Elle a également apprécié le fait que les aînés de la collectivité étaient honorés et respectés. « Nous avons beaucoup de connaissances, en particulier dans les domaines de la danse traditionnelle, des arts et de l'artisanat, de la pêche et de la cuisine. »

Le projet a également été documenté, ce qui est une première pour l'Eskasoni Elder Society. « Tous les participants ont beaucoup apprécié le projet, non seulement en raison de ce qu'ils en ont retiré, mais aussi parce qu'il constituera un legs pour les générations futures, » a déclaré M. Oakley. Les jeunes et les aînés ont préparé conjointement une présentation numérique sur le projet du camp Ekina'mujik Knijannaq Ta'n Wetapek Sulti'tij qui sera présentée à toutes les autres communautés micmaques à l'occasion du Jour anniversaire du traité.

L'organisation a constaté une hausse de la participation aux activités sociales, aux voyages et aux ateliers communautaires. M. Oakley n'est pas surpris, car il estime que ce projet a redonné de l'assurance et de la confiance en soi aux aînés. « Les aînés ne voient pas la participation à ces activités comme un travail ou une obligation, mais plutôt comme un devoir de préserver la culture des Premières nations, et c'est pour cette raison qu'ils participent régulièrement aux activités », a affirmé M. Oakley.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à favoriser la participation continue des aînés dans leur collectivité par le mentorat

Deux générations, une culture culinaire

À travers le programme Nouveaux horizons pour les aînés, le Bureau de la communauté haïtienne de Montréal a instauré des activités parascolaires intergénérationelles en vue de partager les connaissances des aînés avec les jeunes sur la cuisine Haïtienne.

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Le Bureau de la communauté haïtienne de Montréal (BCHM) est un organisme à but non lucratif ayant pour objectif d'aider les familles dans le besoin à vaincre la pauvreté, l'isolement et la marginalisation sociale.

Le BCHM offre de nombreuses activités parascolaires aux jeunes ainsi que des activités qui encouragent la participation des aînés. Grâce à une subvention du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, le BCHMa entrepris un projet culinaire intergénérationnel dans le cadre duquel des aînés donnent des cours aux jeunes.

Le BCHM croit que le savoir-faire culinaire doit se transmettre d'une génération à l'autre et que les jeunes sont les mieux placés pour tirer parti des connaissances que possèdent les aînés. Ce principe constitue la base des cours de cuisine qui ont été offerts. En premier lieu, les aînés ont sélectionné les plats qui allaient faire l'objet des cours, puis ils se sont assurés de maîtriser leur préparation. Par la suite, les aînés se sont regroupés une fois par semaine pour transmettre leur savoir-faire aux jeunes.

Ce projet innovateur a suscité l'attention des médias, dont Radio-Canada, et de la communauté. Les dirigeants du BCHMont trouvé leur expérience du programme Nouveaux Horizons pour les aînés fort agréable. De plus, l'organisme a publié un recueil de recettes de cuisine auquel une vingtaine d'aînés ont participé.

Enseigner et léguer leur savoir est un exercice stimulant et une expérience plaisante pour les aînés. Même si le projet était surtout axé sur la cuisine haïtienne, toutes les cultures ont pu en profiter. Selon la directrice du BCHM, Mme Ruth Pierre-Paul, les objectifs du projet ont été atteints : « Tout ce qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre finit par se perdre. Et ce serait très malheureux que la richesse de la cuisine haïtienne ne puisse profiter à d'autres. »

Les aînés ont certainement beaucoup à apprendre aux jeunes. Ce projet leur a permis de transmettre leurs connaissances et de demeurer actifs. Le succès du projet du BCHMa d'ailleurs encouragé les aînés à entreprendre d'autres projets dans l'espoir qu'ils connaîtront un aussi grand succès.

Le Programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités et en menant une vie active. Ce projet du BCHM répond à l'objectif du programme, soit d'inciter les aînés à participer à la vie de leur collectivité en encadrant d'autres personnes.

Aider les femmes à s'exprimer ouvertement sur les mauvais traitements envers les aînés

À travers le programme Nouveaux horizons pour les aînés, l'organisme Newcomer Women's Services de Toronto a lancé Sister 2 Sister: a Catalyst for Community-Led Elder Abuse. Le programme de formation en leadership a pour but d’enseigner aux femmes à diriger des cercles de partage et fournir des renseignements sur la violence à l'endroit des aînés.

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Pour de nombreux aînés, les mauvais traitements envers les personnes âgées sont un sujet délicat à aborder. Puisque la plupart des aînés qui sont victimes de violence connaissent souvent la personne qui leur inflige ces mauvais traitements et lui font confiance, ils peuvent avoir honte d'en parler à quelqu'un ou cela peut même les gêner. Afin d'offrir aux femmes un environnement sécuritaire et ouvert où elles peuvent parler des mauvais traitements envers les aînés, l'organisme Newcomer Women's Services Toronto a lancé Sister 2 Sister: A Catalyst for Community-Led Elder Abuse Awareness grâce au soutien du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada.

Après qu'on lui a divulgué de nombreux cas de mauvais traitements envers les aînés et après avoir constaté l'augmentation du nombre de cas rapportés dans les bulletins d'information locaux, l'organisme Newcomer Women's Services Toronto a créé ce programme de formation en leadership pour apprendre aux femmes à diriger des cercles de partage et pour fournir des renseignements sur la violence à l'endroit des aînés à d'autres personnes âgées dans la collectivité.

Maya Roy, coordonnatrice de projet pour Sister 2 Sister a déclaré : « La formation en leadership visait surtout à créer un environnement sécuritaire pour vraiment discuter des déséquilibres de pouvoir pour les nouveaux arrivants âgés et même pour citer les mauvais traitements envers les aînés comme problème. Il s'agit d'un sujet très pénible pour beaucoup de nos membres; le seul fait d'en discuter en tant que collectivité fut la première étape pour briser le tabou et le silence entourant cette question. »

Althea Prince fait du bénévolat au sein de l'organisme Newcomer Women's Services Toronto, est animatrice d'un cercle de partage et a participé au projet Sister 2 Sister. « Je voulais en savoir plus sur les services offerts aux aînés dans notre collectivité. J'avais lu des articles dans les médias au sujet des mauvais traitements dont sont victimes certains aînés de notre collectivité, et cela m'a inquiétée et bouleversée. Je voulais connaître les méthodes de prévention qui feraient l'objet de discussions », a mentionné Mme Prince.

La formation en leadership était populaire, et Mme Roy a déclaré que la demande en matière de formation chez les aînés parlant le mandarin a été plus élevée que prévu. « Un total de 50 femmes ont assisté à la première séance de formation et étant donné qu'un si grand nombre de personnes âgées parlant le mandarin s'étaient inscrites, nous avons en fait organisé une deuxième séance de formation à St. Jamestown à laquelle ont participé près de 100 aînés parlant le mandarin. »

« J'ai bien aimé les rires et les histoires. Ce n'était ni morbide ni sombre et les méthodes utilisées étaient mûrement réfléchies. Je crois que nous avons pu tous nous renseigner et nous avons certainement acquis un éventail de connaissances et avons acquis une plus grande confiance en nous », a ajouté Mme Prince.

Peu après le début du projet, un groupe de dirigeants du projet Sister 2 Sister a fait l'objet d'une couverture médiatique en lien avec une conférence d'orientation qu'ils ont organisée à l'Université Ryerson. « Des représentants d'organismes communautaires et plus de 150 personnes ont pu prendre connaissance du problème des mauvais traitements envers les personnes âgées et entendre les aînés s'exprimer à ce sujet. La conférence a même fait l'objet de la couverture médiatique de CBC/Radio-Canada et de Citytv », a souligné Mme Roy.

Les mauvais traitements dont sont victimes les aînés peuvent demeurer cachés ou passer inaperçus. Il est important que les personnes âgées victimes de violence aient accès à l'information, afin qu'elles puissent prendre des décisions éclairées et être au courant de l'aide qui leur est offerte. Parler des mauvais traitements envers les aînés constitue l'une des premières étapes de la prévention, et le projet Sister 2 Sister a donné aux aînés l'occasion de créer leur propre espace pour lutter contre la violence à leur endroit, en parler et la prévenir.

Le gouvernement du Canada prend des mesures pour accroître la sensibilisation à cette question dans le cadre de la campagne de sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui ont une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Le programme, qui a pour objectif la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés, aide les organismes sans but lucratif à créer des activités d'éducation et de sensibilisation nationales ou régionales en vue de réduire la violence à l'endroit des personnes âgées.

Accroître la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés par l'art intergénérationnel

Le Lighthouse Festival Theater a collaboré avec l'organisme Big Brothers Big Sisters of Grand Erie (Grands frères et grandes sœurs de Grand Erie) en vue de jumeler des artistes aînés avec de jeunes artistes, appelés « petits frères » et « petites sœurs », pour créer des œuvres d'art originales. Ces œuvres ont ensuite été vendues dans le cadre d'une vente aux enchères par écrit à l'appui de la ligne d'assistance aux personnes âgées.

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Le Lighthouse Festival Theater est une compagnie théâtrale professionnelle située à Port Dover, en Ontario. Le théâtre offre un programme entièrement canadien et l'on y organise des campagnes de financement communautaires, des concerts, des cours du niveau secondaire, des programmes destinés aux jeunes, des réunions et d'autres événements spéciaux. Outre ces activités, Operation Peacock : a Celebration of Elder Vibrancy figurait également au programme du théâtre. Le théâtre a reçu du financement du gouvernement du Canada pour Operation Peacock dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.

Les objectifs principaux du projet consistaient à établir des liens intergénérationnels, à mettre les jeunes en contact avec des mentors et à renseigner le public sur les mauvais traitements envers les aînés et sur le fait que de nombreux aînés vivent dans l'isolement.

Le Lighthouse Festival Theater a collaboré avec l'organisme Big Brothers Big Sisters of Grand Erie (Grands frères et grandes sœurs de Grand Erie) en vue de jumeler des artistes aînés avec de jeunes artistes, appelés « petits frères » et « petites sœurs », pour créer des œuvres d'art originales. Ces œuvres ont ensuite été vendues dans le cadre d'une vente aux enchères par écrit organisée au théâtre, laquelle a permis de recueillir 2 000 $ à l'appui de la ligne d'assistance aux personnes âgées. Cette ligne d'assistance est une ressource gratuite et confidentielle à l'intention des aînés de l'Ontario qui sont victimes de mauvais traitements, dont l'exploitation financière, la violence physique, sexuelle et psychologique et la négligence.

Helen Wagenaar, directrice administrative du Lighthouse Festival Theater, a affirmé que le théâtre entretenait un lien solide avec les aînés. « Le théâtre Lighthouse se consacre à améliorer la qualité de vie des aînés dans notre collectivité, surtout lorsqu'il s'agit de sensibiliser la population aux mauvais traitements envers les personnes âgées », a déclaré Mme Wagenaar.

Kit Julian, une ancienne directrice exécutive de la Société Alzheimer de Haldimand Norfolk, est porte-parole pour les organismes sans but lucratif et le milieu artistique et est coordonnatrice de projet pour Operation Peacock. Elle a affirmé que « la création d'une interaction entre les jeunes et les aînés, qu'ils soient ou non en situation de vulnérabilité, constitue un message positif, inspirant et édifiant pour l'avenir. »

Mmes Wagenaar et Julian étaient toutes deux d'avis que le projet s'était révélé une énorme réussite. « Ce projet a permis de faire la promotion de la ligne d'assistance aux personnes âgées pour la faire connaître à un plus grand nombre de personnes. La plupart des gens que nous avons rencontrés n'étaient pas au courant de l'existence de la ligne d'assistance », a déclaré Mme Julian. « Les jeunes qui n'avaient jamais entretenu de rapports avec des aînés se sont fait de nouveaux amis et continueront de voir les personnes âgées sous un jour très différent. Nous pourrions écrire un roman sur le succès de ce projet relativement petit ainsi que sur les plaisanteries, les rires, les coïncidences, les petites attentions et l'optimisme qui en ont découlé », a-t-elle ajouté.

« Ce projet a permis aux aînés d'établir des liens avec des jeunes et de trouver, dans l'art, un point commun », a souligné Mme Wagenaar. « De même, le projet a permis de soulever des questions importantes, dont la prévention des mauvais traitements envers les aînés, la réduction de l'isolement et la reconnaissance des aînés dynamiques pour leurs habiletés et leur capacité d'effectuer du mentorat auprès des jeunes. »

Afin de faire connaître la réussite du projet et de prendre appui sur celle-ci, le processus de création a été filmé, puis on a procédé au montage et publié une série de vidéoclips sur YouTube qui pourront servir de modèles à d'autres collectivités souhaitant entreprendre un projet semblable. Visionner la vidéo d'Operation Peacock, (Prenez note que si vous cliquez sur ce lien, vous quitterez le site Web du gouvernement du Canada et vous serez redirigé sur un site qui n'est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles. Les vidéos sont offertes en anglais seulement.)

Il est possible de joindre la ligne d'assistance aux personnes âgées au 1-866-299-1011. Ce service est géré en association avec la ligne secours Assaulted Women's Help Line.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond aux objectifs du programme qui consistent à encourager les aînés à transmettre leur savoir, leurs compétences et leur expérience à d'autres personnes afin de contribuer au bien-être de l'ensemble des aînés, ainsi qu'à réduire l'isolement social.

Les aînés s'expriment et se font entendre

Le Distress Centre Peel a lancé un programme afin d'offrir des mécanismes de soutien et des services aux personnes âgées victimes de mauvais traitements. Dans le cadre de ce projet, on a produit un court métrage intitulé Our Voices, Our Lives, qui met en vedette des aînés, des bénévoles et des aidants naturels racontant leurs histoires.

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Dans la région de Peel, en Ontario, le Distress Centre Peel offre du soutien par le biais d'un service téléphonique accessible 24 heures sur 24. Le personnel du service reçoit des milliers d'appels, prête une oreille attentive, offre du soutien affectif et dirige les clients vers d'autres organismes en mesure de répondre à leurs besoins.

En partenariat avec les Services à la famille de Peel, le Distress Centre Peel a aussi mis en place récemment un programme de soutien aux aînés victimes de mauvais traitements dans la région de Peel afin d'offrir des mécanismes de soutien et des services aux personnes âgées victimes de mauvais traitements. Afin d'accroître la sensibilisation à cette question, le Distress Centre Peel a mis au point le projet Seniors Speak Out for Seniors. Ce projet a été élaboré avec le soutien du gouvernement du Canada dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.

Dans le cadre de ce projet, on a produit un court métrage intitulé Our Voices, Our Lives, qui met en vedette des aînés, des bénévoles et des aidants naturels racontant leurs histoires. Ce film traite d'un large éventail de sujets, dont le bénévolat, la maladie d'Alzheimer et la généalogie. Dans l'une des scènes, une aînée se rend à la bibliothèque de Mississauga où elle apprend à retrouver ses ancêtres et trouve une copie de son acte de naissance avec l'aide du bibliothécaire.

« Nous avons appris au fil des ans que la vidéo est un véhicule très puissant, surtout aujourd'hui. Beaucoup d'aînés possèdent des ordinateurs ou y ont accès, et nous croyons vraiment qu'il s'agit d'une façon efficace de joindre un grand nombre de personnes », a affirmé Linda Gerger, directrice exécutive du Distress Centre Peel.

LeeAnne Chowen, coordonnatrice au centre d'écoute pour le service téléphonique de soutien aux aînés victimes de mauvais traitements, a déclaré : « C'était une activité à laquelle les aînés pouvaient participer pleinement et un projet amusant auquel ils ont pu prendre part. Je ne crois pas que beaucoup d'entre eux aient eu une grande expérience devant la caméra; ce fut donc une activité intéressante à laquelle ils ont pu se livrer, et je pense qu'ils étaient heureux de faire connaître certains des problèmes qu'ils rencontrent chaque jour. »

Une trentaine de participants ont directement pris part à la planification et au tournage de la production Our Voices, Our Lives, et Mme Chowen mentionne que des centaines de personnes ont visionné la vidéo. Ken Stern a écrit et réalisé Our Voices, Our Lives. Avant le tournage, il a travaillé en étroite collaboration avec des aînés afin que le film fasse écho à leurs préoccupations. « J'ai recruté des aînés pour participer au projet, que j'ai mis en branle par l'organisation de rencontres. J'ai formé un groupe d'aînés qui se sont rencontrés régulièrement pour soulever des questions, lesquelles sont devenues le fondement de la vidéo », a affirmé M. Stern.

Les mauvais traitements envers les aînés sont l'une des questions traitées dans le film. « Je crois que nous pouvons dire que le court métrage a véritablement une incidence sur la promotion de notre programme et qu'il sensibilise le public aux mauvais traitements envers les personnes âgées. Nous espérons continuer dans ce sens et exercer une influence très importante », a mentionné Mme Gerger.

« Les mauvais traitements envers les aînés sont un problème qui va au delà de la classe et du revenu et dont tout le monde doit vraiment prendre conscience », a ajouté M. Stern.

Le Seniors Speak Out for Seniors a donné aux aînés la possibilité de participer plus activement au règlement des questions qui ont de l'importance pour eux. En outre, le Distress Centre Peel a publié le court métrage Our Voices, Our Lives sur son site Web pour veiller à ce qu'encore plus de gens prennent connaissance de ces questions.

Pour consulter les liens vers l'entrevue intégrale liée au programme Nouveaux Horizons pour les aînés, la vidéo Our Voices, Our Lives et d'autres vidéos, consultez Distress Centre Peel (anglais seulement).

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à favoriser la participation continue des aînés dans leur collectivité.

En ondes avec les aînés

Les aînés du comté d'Haliburton, en Ontario, ont pu écouter et apprécier une série d'émissions de radio éducatives appelée «Aging Outside the Box ». Les émissions étaient conçues pour divertir les aînés et les renseigner sur un large éventail de sujets, allant de la nutrition à la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés, en passant par les travaux de rénovation et la mode.

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Les aînés du comté d'Haliburton, en Ontario, ont pu écouter et apprécier une série d'émissions de radio éducatives appelée « Aging Outside the Box». Les émissions étaient conçues pour divertir les aînés et les renseigner sur un large éventail de sujets, allant de la nutrition à la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés, en passant par les travaux de rénovation et la mode. Ces émissions de radio s'inscrivaient dans un projet, appelé « Seniors Hour », élaboré par l'Haliburton County Community Radio Association aux fins de diffusion à Canoe FM. Le projet a été élaboré grâce au soutien fourni par le gouvernement du Canada dans le cadre du programme Nouveaux horizons pour les aînés.

La directrice de la station, Roxanne Casey, voulait créer des émissions de radio destinées spécifiquement aux aînés. « Notre auditoire est composé principalement d'aînés. Comme nous voulons les tenir informés de l'actualité, nous avons réfléchi à la façon dont nous pourrions créer une émission de radio axée sur les aînés et animée par des aînés », a-t-elle mentionné.

La coordonnatrice du projet, Shelley King, a déclaré qu'elle était emballée d'y participer. « J'ai été intriguée par le fait qu'il s'agissait d'une émission de radio. J'aime relever de nouveaux défis et j'étais heureuse d'avoir la possibilité de découvrir la radio communautaire d'une façon aussi créative et inclusive », a-t-elle indiqué.

Bob Stinson, un aîné participant au projet à titre de bénévole, aidait à la préparation des émissions en plus d'interviewer des invités en ondes. « Tous les bénévoles participaient au processus de planification avant la diffusion de l'émission en direct », a-t-il affirmé.

Le bruit s'est rapidement répandu dans le comté d'Haliburton et l'émission est devenue populaire chez les aînés de la région.

Le projet a été une réussite pour tous les participants. « J'ai rencontré tellement d'aînés sympathiques, créatifs et dynamiques qui ont mis leurs années d'expérience et leur sagesse au service du projet en faisant partie du conseil consultatif à titre d'animateurs, d'intervieweurs ou d'interviewés. Malgré leur âge, ils étaient prêts à se lancer et à essayer quelque chose de nouveau. Ils constituaient un groupe inspirant avec qui travailler », a déclaré Mme King.

« Nous avons reçu des commentaires positifs; il s'agissait d'un bon projet pour les aînés. Les émissions étaient divertissantes et tous les gens à qui j'ai parlé semblaient les apprécier », a déclaré M. Stinson.

Le projet « Seniors Hour » sur Canoe FM a offert de nouvelles expériences aux aînés, tout en les divertissant et en les renseignant. Les émissions de radio sont maintenant disponibles dans huit bibliothèques du comté d'Haliburton afin de permettre aux aînés de les réécouter.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond aux objectifs du programme qui consistent à encourager les aînés à transmettre leur savoir, leurs compétences et leur expérience à d'autres personnes afin de contribuer au bien-être de l'ensemble des aînés, ainsi qu'à réduire l'isolement social.

Les aînés racontent leurs histoires et font connaître leur langue

Des aînés de Fort Liard, dans les Territoires du Nord Ouest, ont réuni des membres de la collectivité et des jeunes pour leur transmettre de précieuses connaissances ancestrales, tout en comblant les fossés entre les générations. Les aînés et les jeunes qui ont participé au projet ont créé des arbres généalogiques et ont consigné les renseignements historiques dans un livre.

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Des aînés de Fort Liard, dans les Territoires du Nord Ouest, ont réuni des membres de la collectivité et des jeunes pour leur transmettre de précieuses connaissances ancestrales, tout en comblant les fossés entre les générations, ce qui a été rendu possible par le biais du projet Acho Dene Koe (ADK) Elders Community Connection, élaboré par le hameau de Fort Liard grâce au soutien obtenu du gouvernement du Canada dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.

Roslyn Gardner Firth, coordonnatrice de projet pour le hameau de Fort Liard, croyait que la collectivité pouvait tirer parti de ce projet après avoir constaté une absence de connaissances ancestrales dans l'ensemble de la collectivité. « Les jeunes de Fort Liard ne connaissent généralement pas les liens qui unissent les familles », a affirmé Mme Gardner Firth.

Les aînés et les jeunes qui ont participé au projet ont créé des arbres généalogiques et ont consigné les renseignements historiques dans un livre. Les jeunes ont également filmé les aînés pendant qu'ils racontaient des histoires sur des événements passés et ont pu prendre connaissance du patrimoine incroyable de la population de Fort Liard.

« Les aînés avaient un très grand nombre d'histoires à raconter et étaient très heureux de la présence des cinéastes. Ils ont mentionné que ce projet était positif pour la collectivité. Les aînés possèdent une énorme quantité de renseignements historiques et étaient reconnaissants qu'on leur donne la possibilité de les transmettre », a souligné Mme Gardner Firth.

Dans le cadre du projet, il fallait souvent avoir recours à des interprètes, puisque de nombreux aînés ne parlaient que le slave, une langue locale. L'une des interprètes, Adilene Marcellais, était heureuse de renouer avec ses racines. « Ce fut très enrichissant de communiquer avec les aînés. Cela m'a incitée à parler ma langue maternelle avec d'autres gens », a t elle affirmé. En aidant à supprimer les obstacles à la communication pour d'autres personnes, Mme Marcellais a vécu une expérience gratifiante sur le plan personnel. « Ce projet m'a touchée en me permettant de me rendre compte que je ne veux pas perdre ma langue et qu'il est important pour moi de savoir que les aînés ont l'occasion de transmettre des histoires et de faire connaître leur langue aux jeunes », a t elle ajouté.

« Ce projet a été une excellente occasion pour les aînés et les jeunes de nouer des liens et de communiquer, a déclaré Mme Gardner Firth. Ici, les aînés sont plutôt isolés du reste de la collectivité en raison des obstacles linguistiques. Ainsi, le film sous titré et les renseignements sur les arbres généalogiques ont contribué à combler ce fossé entre les générations. »

À la fin du projet, un festin communautaire a été organisé pour témoigner de la reconnaissance aux aînés. Des douzaines de membres de la collectivité ont assisté à l'événement et regardé le film. Au total, 22 aînés et 14 jeunes ont participé au projet (ADK) Elders Community Connection. Grâce à leur participation et à celle du hameau de Fort Liard, la ville en entier peut maintenant tirer parti des arbres généalogiques, qui sont documentés sous forme de livre, d'affiche murale et de film.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à favoriser la participation continue des aînés au sein de leur collectivité.

Les anciens et les aînés du Nunavut unissent leurs voix

HelpAge Canada, un organisme à but non lucratif, travaille avec des aînés, des anciens et des bénévoles locaux en vue de créer une société des aînés au Nunavut.

Le but du projet consiste à créer une organisation dirigée par les aînés et les anciens du Nunavut qui représente leurs intérêts individuels et collectifs.

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HelpAge Canada est un organisme à but non lucratif créé en dont l'objectif consiste à aider les personnes âgées au Canada et à l'étranger. Actuellement, HelpAge Canada travaille avec des aînés, des anciens et des bénévoles locaux en vue de créer une société des aînés au Nunavut.

Le but du projet de la Nunavut Seniors Society consiste à créer une organisation dirigée par les aînés et les anciens du Nunavut qui représente leurs intérêts individuels et collectifs. Ce projet a été mis en œuvre grâce au soutien du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada.

Avant que le Nunavut devienne officiellement un territoire en , les aînés du Nunavut étaient membres de la Northwest Territories Seniors Society. Après sa création, le Nunavut était le seul territoire du Canada, incluant les provinces, qui n'avait pas sa propre société des aînés. Cependant, grâce au travail acharné et au dévouement d'HelpAge Canada ainsi que de tous les aînés et les bénévoles qui ont participé à ce projet, ce besoin sera bientôt satisfait.

Marjorie Milloy est une agente de projet d'HelpAge Canada. « Nous avons réalisé une analyse de l'environnement dans les 25 collectivités du Nunavut en vue de déterminer les programmes et les services qui sont fournis actuellement aux aînés, les besoins qui ne sont pas satisfaits et les lacunes à combler », a affirmé Marjorie Milloy. « Cette analyse nous a permis de constater que les aînés doivent unir leurs voix, qu'ils doivent s'entraider », a-t-elle ajouté.

Esther Braden a été membre fondatrice de la Northwest Territories Seniors Society et elle travaille maintenant pour le projet de la Nunavut Seniors Society à titre de bénévole. « C'est un excellent projet et je surveille les progrès réalisés. Je communique régulièrement avec certains aînés et je les encourage à manifester leur intérêt pour la création de cette organisation », a rapporté Esther Braden.

La création de la Nunavut Seniors Society est le fruit de nombreux ateliers et réunions organisés dans les collectivités. De 10 à 35 aînés et anciens étaient présents à chaque rencontre. Dans le cadre de ces ateliers, ils ont discuté de divers sujets comme l'approche que la société adoptera pour réduire l'isolement social, renforcer les relations intergénérationnelles et lutter contre les mauvais traitements envers les aînés. Le principal objectif des réunions consistait à inciter les aînés à participer à la création et à la mise en œuvre de la Nunavut Seniors Society.

« Les aînés savent très bien ce qui doit être fait et ils sont très collaboratifs. Ces réunions révèlent à quel point le fait d'être écoutés et de constater qu'on voulait vraiment donner suite à leurs recommandations a été pour eux une source de fierté. Bref, ce processus a été très stimulant pour les aînés », a ajouté Marjorie Milloy.

Bien que le processus de création de la société ne soit pas encore achevé, ce projet a déjà incité les aînés à s'engager davantage dans leur collectivité en plus de faire entendre leur voix. « HelpAge Canada s'est engagé à mener ce projet à bien et nous continuons d'amasser des fonds pour la création de cette société », a déclaré Marjorie Milloy.

« Il ne fait aucun doute que ce projet aidera les aînés et les gouvernements à déterminer quels sont les besoins. Les aînés auront le choix. L'expérience a été agréable et j'aimerais recommencer », a affirmé Esther Braden.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à favoriser la participation continue des aînés dans leur collectivité.

Rester actifs ensemble!

Fort Garry est reconnu pour sa grande population d'aînés, qui continue de croître. Comme il n'y avait aucune activité organisée à l'intention des aînés de la région, le centre Pembina Active Living (55+), communément appelé « PAL », a été mis sur pied pour remédier à cette situation.

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Fort Garry, un district situé au cœur du Manitoba, est reconnu pour sa grande population d'aînés, qui continue de croître. La plupart des aînés sont à la retraite; certains vivent seuls et bon nombre d'entre eux ont de la famille à l'extérieur du Canada. Comme il n'y avait aucune activité organisée à l'intention des aînés de la région, le centre Pembina Active Living (55+), communément appelé « PAL », a été mis sur pied pour remédier à cette situation.

« Deux membres actives du PAL, Lynn Arnott et Lois Abraham, ont pris conscience que les aînés de Fort Garry avaient besoin d'interagir davantage entre eux et de rester actifs », a mentionné Olive Nimblett, présidente du PAL.

Grâce à du financement obtenu dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, le PAL a pu offrir un éventail de cours (danse en ligne, yoga, aquarelle, jardinage, etc.) aux aînés.

Bernadette McCann, qui fréquente le PAL et y est une bénévole active, a mentionné que les cours sont rapidement devenus très populaires. « Les cours ont permis aux aînés d'acquérir de nouvelles compétences et de prendre part à des activités qu'ils n'avaient jamais pratiquées auparavant, comme l'aquarelle. Les participants qui n'avaient jamais peint ont trouvé les cours intéressants et agréables », a mentionné Mme McCann.

En faisant du bénévolat au PAL, Mme McCann peut redonner à la collectivité et s'occuper. « Cela représente un défi pour moi, car je suis également présidente d'un des comités permanents. Mon poste me permet de rester au courant des tâches à exécuter. Chaque jour, je me rends au centre et je m'y détends pendant quelques heures avec de nouveaux amis, et j'espère et je crois que cela est également bon pour ma santé. »

Une autre membre active du PAL, Lois Abraham, a été impressionnée par les personnes qui n'hésitaient pas à sortir de leur zone de confort. « La nature inclusive des cours permettait aux personnes ayant une déficience physique de faire de la danse en ligne et du yoga. Ils ont été couronnés de succès. »

Mme Abraham espère également que davantage d'aînés se joindront au PAL et en récolteront les bienfaits. « J'ai du mal à trouver les mots pour exprimer à quel point j'apprécie le PAL et je suis heureuse de voir le nombre de personnes qui jouent un rôle actif au sein du groupe. Lorsque les gens voient tout le plaisir que nous avons et la satisfaction que nous en tirons, ils veulent se joindre à nous. »

Le PAL fait de la publicité pour ses activités afin que les aînés de la région soient au courant des possibilités d'interaction et des cours offerts. « Le PAL compte actuellement plus de 250 membres, et ce nombre continue d'augmenter », a mentionné Mme Nimblett. « Les participants sont très satisfaits des programmes offerts et espèrent voir de nouveaux visages à chaque activité. »

Mmes McCann et Abraham ont toutes deux mentionné qu'elles participeraient encore au projet sans hésiter et qu'elles sont très heureuses de la réponse et de la participation de la collectivité.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à soutenir la participation sociale et l'inclusion des aînés.

Un plan en sept points pour prévenir les mauvais traitements envers les aînés et l'intimidation

Grâce au projet « Bully Free for All Generations » lancé à Cold Lake, en Alberta, les habitants pourront mettre fin à l'intimidation dans leur ville.

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Grâce au projet Bully Free for All Generations lancé à Cold Lake, en Alberta, les habitants pourront mettre fin à l'intimidation dans leur ville. Ce projet a été conçu par la ville de Cold Lake et le Cold Lake Bully Free Committee (CLBFC), avec l'appui du gouvernement du Canada dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.

Le principal élément de ce projet est le Home Reno Plan, un plan en sept points visant à réduire l'intimidation et les mauvais traitements envers les aînés. Ce plan habilite les aînés et les encourage à participer davantage aux activités de leur collectivité, à tenir compte de leur bien¬être et à aider les autres. Les aînés qui participent au plan sont moins susceptibles d'être victimes d'intimidation ou de mauvais traitements.

Divers événements ont été organisés pour aider les aînés à participer au Home Reno Plan. Par exemple, des séances de mise en forme ont été offertes pour aider les aînés à résister à la maladie et à faire face aux situations de crise en tenant compte de leur bien¬être.

Les autres événements organisés comprenaient une clinique sur la grippe, une présentation sur les options en matière de logement et de soins, un déjeuner aux crêpes, un bingo et un dîner durant la Semaine des aînés. De nombreuses personnes ont participé aux événements et les commentaires ont été extrêmement positifs.

Nicole Usher est coordonnatrice du projet Bully Free et elle est également directrice du CLBFC. « Le mandat de ce comité consiste à expliquer ce qui est de l'intimidation et à établir que ce comportement est inacceptable dans notre collectivité. Notre travail est de veiller à ce que les résidents de Cold Lake disposent des ressources nécessaires pour faire de leur collectivité un milieu exempt d'intimidation », a déclaré Mme Usher.

« Le projet Bully Free a été présenté comme une approche positive qu'une personne peut adopter pour effectuer des changements dans sa vie, renforcer sa confiance en soi en exprimant ses besoins, faire de nouvelles expériences par l'acquisition de connaissances et de compétences et s'informer de l'aide qui s'offre à elle », a affirmé Gail Wolfe, membre du comité et participante au projet Bully Free. L'un des événements les plus populaires organisés par le CLBFC a été le Super Seniors Appreciation Afternoon. Le comité estimait qu'il était approprié de conclure cette année fructueuse en rendant hommage à tous les aînés qui avaient rendu service à leur collectivité.

« Prendre le temps de rendre hommage à un aîné qui, par son apport, a fait changer les choses permet de lui montrer que sa contribution a des effets positifs sur les membres de sa collectivité et qu'il peut changer la vie de quelqu'un, et ce, quel que soit son âge », a dit Mme Usher.

Le Home Reno Planet les divers événements font partie des nombreuses méthodes utilisées par le CLBFC pour sensibiliser la population aux problèmes des mauvais traitements envers les aînés et de l'intimidation. Le comité a également diffusé son message au moyen d'entrevues, de messages à la radio et de publicités en couleur dans les journaux.

« Je suis une aînée et ce projet m'a redonné confiance, m'a donné un nouvel espoir et un nouveau sentiment d'appartenance en plus de me permettre d'acquérir de nouvelles compétences. Participer à ce projet a été enrichissant à de nombreux égards : non seulement il a fait de nous de meilleures personnes, mais vivre à Cold Lake est encore plus agréable qu'avant », a déclaré Mme Wolfe.

Consulter le Home Reno Plan de Cold Lake. (Prenez note que si vous cliquez sur ce lien, vous quitterez le site Web du gouvernement du Canada et vous serez redirigé sur un site qui n'est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles. Le Home Reno Planest disponible en anglais seulement.)

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui appuie les projets dirigés ou proposés par des aînés qui souhaitent avoir une influence positive sur la vie d'autres personnes et sur leur collectivité. Ce projet répond à l'objectif du programme qui consiste à favoriser la participation continue des aînés dans leur collectivité.

Les aînés surmontent leurs sentiments d'isolement

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés soutient des projets dirigés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres et dans leur collectivité. Ce projet encourage les aînés à mettre leurs connaissances, compétences et expériences afin de réduire l'isolement social.

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La région de Mayo, au Yukon, a une population d'environ 500 habitants, dont tout juste un peu plus de 100 aînés. En raison de leur très faible nombre, les aînés de cette région sont très susceptibles d'éprouver un sentiment d'isolement. Heureusement, les aînés ont l'occasion d'apprendre de nouvelles choses, de participer à des activités sociales et de racontent leurs expériences aux autres générations grâce au projet « Mayo Seniors Activity », que le gouvernement du Canada appuie par l'intermédiaire du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.

Dans le cadre du projet « Mayo Seniors Activity », des aînés et des personnes handicapées ont organisé des soupers communs mensuels dans le but de favoriser l'activité et l'inclusion sociales. Le projet a été mis sur pied par la Mayo Seniors Advisory Association, qui a été créée pour améliorer la qualité de vie des aînés et des personnes handicapées, et pour les aider à surmonter leurs sentiments d'isolement.

Dennis Heasley, coordonnateur du projet, était d'avis que le projet « Mayo Seniors Activity » serait très avantageux pour la santé et le bien-être des aînés. « Je savais que les plus récentes recherches ont démontré qu'en règle générale, les aînés qui restaient actifs étaient en meilleure santé et s'ennuyaient moins », affirme Dennis.

Gilbert Van Poucke, également appelé Barry, est bénévole à la Mayo Seniors Advisory Association et s'occupe du centre d'accueil où les soupers ont souvent lieu. Barry ouvre les portes du centre cinq jours par semaine afin de permettre aux aînés de s'asseoir et de converser ensemble. Barry mentionne que l'Association est une bonne chose pour les aînés de la collectivité et qu'il aime se joindre à d'autres personnes âgées pour discuter d'événements et d'activités qui les intéresseraient. Barry trouve valorisant le simple fait de rencontrer d'autres aînés.

Une activité « portes ouvertes » a été organisée durant la période Fêtes. « Les aînés se sont chargés de l'organisation et ont préparé toute la nourriture. L'activité a été une grande réussite, et presque tous les habitants de la région y ont assisté », affirme Dennis.

Partout dans la région de Mayo, des aînés prennent l'initiative d'organiser des activités et d'utiliser les ressources qui leur sont offertes afin de se rendre la vie plus agréable. « Cela a permis aux aînés de se sentir davantage respectés par leurs pairs et le reste de la collectivité », mentionne Barry.

« Ce projet a aidé les aînés et l'ensemble de notre collectivité à montrer que nous pouvons régler nos grands problèmes en travaillant fort et en comptant sur un certain soutien financier de la part du gouvernement. Le sentiment du devoir accompli qu'éprouvent les aînés les accompagnera toujours », affirme Dennis.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres et dans leur collectivité. Ce projet répond aux objectifs du programme, qui consistent notamment à encourager les aînés à mettre leurs connaissances, compétences et expériences au profit des autres afin d'accroître le bien-être collectif des aînés et de réduire l'isolement social.

Les aînés acquièrent des compétences en informatique grâce à un laboratoire informatique mobile

La bibliothèque publique de Saskatoon a poussé plus loin sa mission, qui consiste notamment à donner aux gens l'accès à l'information, en créant un laboratoire informatique mobile permettant aux aînés de la collectivité d'acquérir des connaissances de base en informatique.

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Les responsables de la bibliothèque ont entendu parler du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA) par une autre organisation et ont décidé de demander une subvention pour aider au financement de ce projet.

En plus du soutien qu'il a reçu du gouvernement du Canada dans le cadre du PNHA, le projet a reçu des appuis communautaires, entre autres du Community University Institute for Social Research de l'Université de la Saskatchewan, de l'organisme READ Saskatoon et de la Saskatoon Community Clinic, dont certains groupes d'aînés actifs ne voulaient pas rater cette occasion de contribuer au progrès de leur collectivité.

Les responsables de la bibliothèque publique de Saskatoon ont décidé d'entreprendre ce projet parce qu'ils reconnaissaient que les aînés qui n'ont pas de connaissances de base en informatique ne sont pas en mesure d' accéder à l'information et aux bienfaits sociaux que le Web a à offrir.

La bibliothèque a mis sur pied un laboratoire informatique mobile dont les composants (six ordinateurs portables avec dispositif Internet sans fil et un projecteur) étaient transportés dans deux valises. Les chargés de cours embauchés dans le cadre du projet étaient également des aînés. Les participants ont appris les rudiments, notamment l'utilisation d'une souris et d'un ordinateur de bureau. Ils ont également eu l'occasion d'apprendre à utiliser Microsoft Word, Facebook, Skype et Internet.

La bibliothèque a reçu beaucoup de compliments et de commentaires positifs dans les évaluations du cours. Il n'y avait aucun âge limite pour suivre le cours; la rumeur veut même qu'un participant ait été centenaire! « L'atelier a su démystifier l'ordinateur, et je n'ai maintenant qu'à pratiquer beaucoup et à acquérir de l'expérience », affirme un des participants.

Selon Gwen Schmidt, coordonnatrice des services externes, le projet a été une grande réussite; 70 cours ont été donnés, et environ 457 aînés ont reçu la formation.

En raison de la rigueur des hivers canadiens, ainsi que de problèmes de mobilité et d'une précarité financière, bon nombre d'aînés essaient de limiter leurs sorties. Le fait de pouvoir suivre le cours près de chez eux était donc très intéressant pour eux. Des aînés de tous les âges et possédant diverses habiletés ont pu participer aux ateliers. Les participants étaient caractérisés par leur désir d'apprendre et leur attitude générale positive, ce qui a grandement facilité la tâche des chargés de cours.

Avant la création du laboratoire mobile, seul les personnes en mesure de se rendre à la bibliothèque pouvaient apprendre à utiliser un ordinateur. Aujourd'hui, tous les aînés peuvent accéder aux renseignements de base que l'on trouve sur Internet et communiquer avec leurs proches. Ce projet a répondu à deux objectifs du PNHA, qui consistent à réduire l'isolement et à favoriser le leadership chez les aînés.

La bibliothèque publique de Saskatoon a démontré qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre et que ce qui importe le plus c'est d'avoir les bons outils, les bonnes personnes, une démarche créative et un fort sentiment d'appartenance à la collectivité.

Le PNHA est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres et au sein de leur collectivité.

Les aînés élargissent leurs connaissances en informatique

Le projet « Computing for Seniors » permet aux aînés de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) d'améliorer leurs connaissances en informatique tout en faisant de nouvelles rencontres.

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Pour certains aînés, l'informatique et les nouvelles technologies comportent leur lot de difficultés. Heureusement, le projet « Computing for Seniors » permet aux aînés de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) d'améliorer leurs connaissances en informatique tout en faisant de nouvelles rencontres. Le projet a été élaboré par la PEI Senior Citizens' Federation avec le soutien du programme Nouveaux Horizons pour les aînés offert par le gouvernement du Canada.

Linda Jean Nicholson, coordonnatrice du projet « Computing for Seniors », était d'avis qu'il serait très utile pour les aînés de la région d'acquérir de nouvelles compétences en informatique. « Après avoir parlé à des personnes ressources partout sur l'île, nous avons déterminé qu'il y avait un besoin pour ce type de projet », affirme-t-elle.

Dans le cadre du projet, des cours ont eu lieu à 10 emplacements. Le projet a été plus populaire que prévu; plus de 200 aînés y ont participé.

Linda Smith a assisté à une séance par l'entremise de la PEI Senior Citizens' Federation après avoir entendu parler du projet par un ami. Elle désirait élargir ses connaissances en informatique afin de pouvoir communiquer avec des membres de sa famille. « Avant de suivre le cours, je ne savais même pas comment démarrer un ordinateur, mais on m'a tout appris, étape par étape. Sans ce projet, je n'aurais jamais été capable d'utiliser un ordinateur », affirme Linda.

La PEI Senior Citizens' Federation offre aux aînés des programmes comme « Computing for Seniors » afin de les aider à améliorer leur qualité de vie. « Nous n'avions jamais offert de cours d'informatique en classe ouverte, mais après cette expérience positive, il ne fait aucun doute que nous recommencerons », déclare Linda Jean.

Selon Linda Smith, le projet « Computing for Seniors » a été très important pour les aînés. « Je crois que c'est l'occasion la plus merveilleuse qui n'ait jamais été offerte, et je crois qu'elle devrait être offerte à un plus grand nombre d'aînés. »

Étant donné la place de plus en plus grande qu'occupe la technologie dans la société d'aujourd'hui, le projet « Computing for Seniors » a permis à bon nombre d'aînés d'acquérir des compétences pertinentes et utiles qu'ils peuvent utiliser au quotidien.

Le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres et dans leur collectivité. Ce projet répond aux objectifs du programme, qui consistent notamment à favoriser la participation continue des aînés au sein de leur collectivité.

Prévention des blessures : Silence, on tourne!

Les aînés de Mississauga, en Ontario, savent désormais mieux se protéger grâce au projet « Seniors Safety Education and Empowerment Program », élaboré par l'Adult Injury Prevention Network (AIPN).

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Grâce au soutien du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA) du gouvernement du Canada, ce projet a permis, au moyen d'ateliers et d'un DVD éducatif, d'informer un grand nombre d'aînés, ainsi que leur famille et leurs aidants naturels au sujet des mesures à prendre pour réduire les risques.

Près de 100 aînés ont participé à la planification, à la production et à la distribution du DVD de sorte qu'il s'agisse d'un outil pertinent, significatif et utile pour d'autres aînés.

Le DVD présente des scénarios mettant en vedette des aînés et des spécialistes. Il comprend des renseignements sur la prévention de l'exploitation financière, des chutes, des incendies et des brûlures, ainsi que des conseils sur les premiers soins et l'emménagement chez un membre de sa famille. « Pendant le tournage du DVD, les aînés étaient les "vedettes" de chacun des scénarios », affirme Dianne Rende, coordonnatrice du projet de l'AIPN.

Cecilia Peters, l'une des participantes au projet, a mentionné qu'elle avait souvent entendu parler de gens qui s'étaient blessés lors d'accidents et qu'elle voulait aider à sensibiliser la population à cet enjeu. Les aînés comme Mme Peters ont aidé l'AIPN dans la distribution du DVD grâce au réseautage dans leurs collectivités.

« En demandant aux aînés de faire partie de l'équipe de direction de ce projet et en faisant d'eux les vedettes du DVD éducatif, nous espérions joindre davantage d'aînés ayant peut-être des problèmes de mobilité et étant incapables d'assister à des séminaires ou à des ateliers, affirme Mme Rende. Les aînés qui ont participé à la création du DVD ont trouvé l'expérience enivrante, et certains étaient reconnaissants d'avoir eu l'occasion de sortir de leur zone de confort et d'apprendre de nouvelles choses. »

Dans le cadre d'ateliers, les aînés ont été en mesure de rencontrer d'autres aînés et de prendre connaissance des mesures leur permettant d'assurer leur sécurité et de rester en bonne santé. Le projet a donné aux aînés l'occasion de collaborer avec de nouvelles personnes et de se faire de nouveaux amis, et bon nombre d'entre eux en ont été reconnaissants.

« J'ai adoré les gens. Ils étaient très gentils et très patients, en plus d'être toujours prêts à aider. J'ai aussi aimé le message. En parlant aux gens, j'ai découvert que le DVD serait très utile », a affirmé Mme Peters.

Grâce au projet et aux aînés qui y ont participé, plus de 900 exemplaires du DVD ont été distribués à des groupes d'aînés et à des organismes voués aux personnes âgées. Ce projet satisfait aux objectifs du PNHA, qui consistent notamment à inciter les aînés à faire part de leurs compétences, de leur expérience et de leur sagesse pour contribuer au mieux-être social de leurs collectivités, et à favoriser l'intégration permanente des aînés à la vie communautaire afin de réduire le risque d'isolement social.

Peu après son entrevue pour cet article, Cecilia Peters est décédée. La famille de Mme Peters a indiqué que sa participation à ce projet l'avait rendue très heureuse.

Le PNHA est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres et au sein de leur collectivité.

Rencontre entre les aînés de la région et les aînés immigrants

À Moncton, au Nouveau¬Brunswick, le projet « Bringing Seniors Together » a permis à des aînés immigrants de rencontrer des aînés de la région et de vivre de nouvelles expériences, ce qui les aident à mieux s'adapter à leurs nouvelles collectivités.

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Le jardin communautaire Africamani, un endroit où des immigrants et des personnes âgées de la région ont travaillé ensemble pour cultiver des légumes variés qui ne poussent habituellement pas à Moncton

L'immigration peut être très difficile pour les aînés, car ils sont souvent aux prises avec des obstacles linguistiques, culturels et sociaux. À Moncton, au Nouveau¬Brunswick, le projet « Bringing Seniors Together » a permis à des aînés immigrants de rencontrer des aînés de la région et de vivre de nouvelles expériences, ce qui les aident à mieux s'adapter à leurs nouvelles collectivités. L'Association multiculturelle du Grand Moncton (AMGM) a été en mesure d'élaborer ce projet grâce au soutien du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA) du gouvernement du Canada.

Sima Roohani, une aînée qui a émigré de l'Iran en , a assisté à presque toutes les activités, parfois comme participante, parfois comme bénévole. Selon Mme Roohani, le projet était très important pour les aînés. « Les aînés sont souvent isolés, et ces activités ont été très bénéfiques pour eux. Ils en ont besoin et ils le méritent », déclare-t-elle.

« Les activités ont permis aux aînés immigrants d'apprendre beaucoup au sujet de leur nouvelle province et de leur nouveau pays », indique M. Roels. L'une des activités les plus populaires était un voyage à Saint John, dans le cadre duquel les aînés ont visité un musée et ont fait une promenade pour découvrir la ville. « Pour de nombreux aînés, il s'agissait de leur première visite à Saint John », ajoute Mme Roohani.

Pour aider les aînés à s'adapter davantage à leur nouvelle collectivité, divers ateliers ont été organisés dans le but de les renseigner sur la façon de bien gérer leurs médicaments ainsi que leurs finances. Ils ont également reçu de l'information sur la façon d'assurer leur sécurité à la maison et dans la collectivité.

L'une des activités au programme consistait à préparer des mets dans une cuisine commune. « Nous avions invité les aînés de la région et les aînés immigrants à un repas-partage. Les aînés de la région s'intéressaient vivement à apprendre de nouvelles recettes ainsi qu'à connaître les aînés immigrants », déclare M. Roels. De plus, les participants ont cultivé un jardin communautaire, soit le jardin communautaire Africamani, ce qui a permis aux aînés de la région de découvrir diverses récoltes qu'on ne trouve généralement pas à Moncton. La cuisine commune et le jardin communautaire ont donné à ces deux groupes d'aînés la possibilité de connaître différentes cultures.

Le nombre de participants variait selon l'événement; certains événements comptaient jusqu'à 40 aînés.

Les activités et les bénévoles ont permis aux participants de retrouver la confiance. « Ils étaient un peu nerveux, mais pensaient que "si elle y arrive, moi aussi je le peux". Puis, les enfants voient que leurs parents ont confiance en eux-mêmes, affirme Mme Roohani. Ils attendent toujours avec impatience la prochaine activité et demandent toujours en quoi elle consisterait », ajoute-t-elle.

En aidant les aînés immigrants à s'adapter à leurs nouvelles collectivités, en réduisant le sentiment d'isolement, en permettant aux aînés d'acquérir des compétences précieuses, en faisant découvrir aux aînés de la région et aux aînés immigrants des cultures différentes et en leur permettant de tisser des liens les uns avec les autres, le projet « Bringing Seniors Together » satisfait aux objectifs du PNHA, qui consistent notamment à assurer la participation et l'inclusion des aînés ainsi qu'à renforcer les réseaux et les partenariats.

Le PNHA est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres eu au sein de leur collectivité.

Des aînés célèbrent la vie par la musique

Dans le cadre du projet « Life is a Celebration: Marimba Music for Seniors », des aînés ont participé à la fabrication et à l'assemblage de sept marimbas, ont assisté à des cours pour apprendre à jouer de l'instrument et ont pris part à une prestation de groupe.

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Des membres de la collectivité Arrowsmith de Coombs, en Colombie-Britannique, ont incité les aînés à participer à la vie communautaire et à échanger avec des jeunes de la région dans le cadre du projet « Life is a Celebration: Marimba Music for Seniors ».

Un marimba est un grand instrument de musique en bois qui provient de l'Afrique. Il est composé d'un ensemble de lames en bois qui forment un clavier progressif sous lesquelles se trouvent des résonateurs. On frappe ces lames avec des mailloches pour créer un son qui résonne, semblable à celui d'un xylophone.

Dans le cadre du projet, les aînés ont participé à la fabrication et à l'assemblage de sept marimbas, ont assisté à des cours pour apprendre à jouer de l'instrument et ont pris part à une prestation de groupe.

Par l'intermédiaire du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA), le gouvernement du Canada a octroyé un financement à l'Arrowsmith Community Enhancement Society (ACES) pour ce projet. L'ACES a travaillé en partenariat avec la collectivité d'Arrowsmith, le Bradley Centre, une installation offrant des programmes aux aînés, et la Qualicum Beach Middle School. Ce partenariat a permis à la collectivité de rassembler des gens de tous âges en vue de faire de ce projet un projet intergénérationnel.

La fabrication et l'assemblage de marimbas ont été inscrits au programme du cours de menuiserie de la Qualicum Beach Middle School. Les aînés ont été invités à prendre part à ce cours avec les élèves pour aider à fabriquer un ensemble de sept marimbas en vue de la prestation inaugurale des aînés.

Le moment le plus incroyable, selon David Haynes, le professeur de menuiserie à l'école, était lorsque les élèves et les aînés ont frappé le tout premier marimba qu'ils ont fabriqué et assemblé. « Le son était différent de tout instrument que je n'aie jamais entendu. Ce fut un moment électrisant », déclare M. Haynes.

En plus des cours de menuiserie, des cours de marimba pour les aînés ont été dispensés au Bradley Centre par Fahlon Smith, une jeune de la région passionnée du marimba.

Le projet « Life is a Celebration: Marimba Music for Seniors » a réellement surpassé les objectifs pour ce qui est d'encourager les aînés à participer à la vie communautaire, surtout avec des jeunes. « Nous vivons dans une collectivité où l'âge moyen est d'environ 58 ans », mentionne M. Haynes. « Ce type d'activité permet vraiment de supprimer les barrières liées à l'âge. »

Un groupe d'élèves de la Qualicum Beach Middle School utilise maintenant les marimbas pour ses propres prestations, et les aînés continuent de suivre des cours de marimba au Bradley Centre.

Ce projet satisfait aux objectifs du PNHA, qui consistent notamment à inciter les aînés à faire part de leurs compétences, de leur expérience et de leur sagesse pour contribuer au mieux-être social de leurs collectivités, et à favoriser l'intégration permanente des aînés à la vie communautaire afin de réduire le risque d'isolement social.

Le PNHA est un programme fédéral de subventions et de contributions qui soutient des projets dirigés ou proposés par des aînés souhaitant avoir une influence positive sur la vie des autres et au sein de leur collectivité.

Projet La roue de ma vie - je m'en occupe

Afin de combattre l’isolement et la solitude, un comité de six aînés francophones de Saint-Jean-Baptiste, au Manitoba, a commencé à se réunir régulièrement pour organiser des activités auxquelles pourraient participer aînés, élèves du village et toute la collectivité.

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Au Club des pionniers, un regroupement d'aînés du petit village de Saint-Jean-Baptiste, au Manitoba, plusieurs membres se sentaient isolés et seuls. Un comité composé de six membres, tous des aînés francophones, a donc commencé à se réunir régulièrement pour organiser des activités auxquelles pourraient participer les aînés du club, les élèves de l'école locale et la collectivité.

Paulette Vermette, organisatrice du projet et membre du comité, a expliqué que le projet est né de l'idée de créer des activités qui permettraient aux aînés et aux jeunes d'interagir.

Le Club des pionniers, affilié à la Fédération des aînés du Manitoba, a axé le projet La roue de ma vie - je m'en occupe sur la collectivité francomanitobaine.

« Même si le bingo est l'activité la plus populaire pour bon nombre de nos membres, nous ne voulons pas nous contenter de jouer au bingo; nous voulons être des mentors pour les nouvelles générations. Ce projet nous a permis de partager nos expériences avec des jeunes, de participer activement à la collectivité et de faire preuve de leadership, a-t-elle résumé. Grâce à ce projet, nous avons fait du bénévolat et établi des partenariats avec la jeune génération. »

« J'ai 62 ans et je ne veux pas me contenter de m'asseoir sur la ligne de touche. Nous avons élaboré ce projet parce que nous voulons continuer à être actifs et rendre à la collectivité ce qu'elle nous a donné », a déclaré Mme Vermette.

Le Club a reçu le financement pour son projet La roue de ma vie - je m'en occupe grâce au volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada. Ce volet encourage les aînés à jouer un rôle important dans leur collectivité en aidant les personnes dans le besoin, en faisant preuve de leadership et en partageant leurs connaissances et leurs compétences avec d'autres.

Dans le cadre du projet, le Club des pionniers a accueilli les élèves de l'école locale une fois par mois. Au cours de chacune de ces rencontres, une classe d'élèves et leur enseignant se sont rendus au Club pour joindre les aînés et dîner tous ensemble. Parmi les activités organisées, qui variaient d'un mois à l'autre, mentionnons les aînés qui montraient aux enfants certains des jeux auxquels ils avaient joué eux-mêmes enfants, comme « casino voleur » et « 7-up », ainsi que divers projets d'artisanat.

Le comité a convié une invitée spéciale, l'artiste locale Berthe Goertzen, âgée de 80 ans, à venir au club afin d'aider les élèves de 3e et de 4e années dans le cadre de leur projet artistique scolaire. Tous les aînés ont aidé les enfants à créer des scènes du Grand Nord, par exemple des inukshuks.

Mme Vermette a souligné à quel point les traditions sont importantes pour les membres du club et à quel point le fait d'en apprendre davantage à ce sujet avec les jeunes avait été une expérience remarquable. « Nous avons joué à la grand-mère avec eux, nous les avons aidés à faire du découpage et de l'artisanat… tout le monde a adoré ça », a-t-elle ajouté.

« C'était impressionnant de voir nos talents se déployer tandis que nous enseignions aux jeunes des habiletés en cuisine, en leadership et en organisation. C'était vraiment touchant de voir les jeunes et les aînés parler ensemble, tout particulièrement de voir l'intérêt que les jeunes manifestaient à l'égard de nos expériences de vie. Le projet nous a permis de partager nos valeurs avec eux », a raconté un membre du comité.

Les étudiants de l'École régionale Saint-Jean-Baptiste ont invité les aînés à assister à une cérémonie le jour du Souvenir, qui mettait en vedette un invité très en vue, ancien élève de l'école, le général à la retraite Raymond Hénault, ancien chef d'état-major de la Défense.

À une autre occasion, les aînés ont participé à des séances d'apprentissage sur la culture autochtone avec les étudiants, qui se sont déroulées à l'école; ils ont pu participer à une discussion sur les pensionnats indiens et en apprendre plus sur la cérémonie traditionnelle de purification par la fumée.

Les aînés ont convié des invités de diverses origines culturelles, incluant des mennonites, des Ukrainiens et des Allemands, à venir au club pour parler à un auditoire formé d'aînés et d'élèves de leurs traditions et de leur artisanat.

L'un des aspects du projet que les aînés ont trouvé utiles était le partenariat avec la bibliothèque Montcalm. La bibliothécaire Françoise Sabourin a montré aux aînés comment numériser leurs vieilles photos, se servir du courriel et faire des recherches sur Internet.

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Projet le programme d'alphabétisation pour les aînés

Plusieurs francophones de Yellowknife prennent leur retraite et retournent au Sud. La Fédération franco-ténoise a pris des mesures pour rétablir le sentiment d'appartenance à la collectivité des francophones de Yellowknife et contrer l’érosion de la langue, de la culture et du patrimoine français.

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Bon nombre des résidents francophones de Yellowknife prennent leur retraite et retournent au Sud, emportant avec eux leurs histoires et leurs expériences. Pour empêcher cette érosion de la langue, de la culture et du patrimoine, la Fédération franco-ténoise a pris des mesures pour rétablir le sentiment d'appartenance à la collectivité des francophones de Yellowknife.

La Fédération a présenté une demande de financement auprès du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada pour son projet le programme d'alphabétisation pour les aînés, financement qu'elle a obtenu. Le programme Nouveaux Horizons pour les aînésencourage les aînés à jouer un rôle important dans leur collectivité en aidant les personnes dans le besoin, en faisant preuve de leadership et en partageant leurs connaissances et leurs compétences avec d'autres.

La Fédération est un réseau dont l'objectif consiste à fournir des services à la collectivité francophone dans les domaines de la santé, de l'alphabétisation, des activités pour les jeunes, des droits linguistiques, de l'éducation postsecondaire et de l'immigration. Cependant, une composante pour répondre aux besoins des aînés lui faisait défaut.

« Il y a une grande mobilité par ici; il nous fallait trouver un moyen de préserver notre histoire parce qu'il y a des gens qui ont des histoires à raconter, qui savent comment les Canadiens français vivaient il y a 50 ans. Ce sont les gardiens de la mémoire », a expliqué Dorice Pinet, l'organisatrice du projet.

La Fédération a décidé de viser les aînés francophones à l'aide d'un programme d'alphabétisation à volets multiples afin de répondre à leurs besoins. La raison d'être du projet était de réunir les aînés francophones qui restaient à Yellowknife en leur offrant des activités en français ainsi qu'une « famille » culturelle.

Différentes activités d'écriture et de lecture étaient axées sur la préservation des souvenirs des aînés sur la vie passée dans les Territoires du Nord-Ouest et sur la sauvegarde du fait français.

On a organisé un souper théâtre qui mettait en vedette le conteur et musicien manitobain Gérald Laroche. Cette première rencontre a permis aux aînés de faire connaissance et de communiquer leurs expériences et leurs besoins. Le fait d'ouvrir cette activité au grand public a rapproché les aînés des autres membres de la collectivité.

« Ces activités m'ont permis de me rendre compte que, même à un âge avancé, nous pouvons toujours faire des choses intéressantes et valorisantes. Le fait de communiquer avec les autres, de montrer notre sens de l'humour et d'être en santé nous permet de profiter davantage de la vie. La chaleur des gens du Nord est contagieuse. Grâce aux activités organisées par la Fédération, je me sens moins isolée et je me suis fait beaucoup d'amis dans ce charmant coin de pays », explique Pierrette Lévesque, qui a participé aux activités organisées par la Fédération.

En partenariat avec Radio-Taïga, la station de radio francophone de Yellowknife, la Fédération a produit des messages publicitaires radiophoniques portant sur les traditions, la culture et l'engagement communautaire francophones, ainsi que sur la vie de Francophones dans les Territoires. Le journal hebdomadaire francophone du Nord, L'Aquilon, a publié un article qui informait le public francophone de l'existence du projet.

Grâce à des cours de rédaction d'articles et d'initiation à l'informatique et à Internet, des aînés francophones ont pu s'initier au monde des technologies de l'information.

Mme Pinet a eu l'idée d'organiser des thés du dimanche, portant sur un thème différent chaque semaine. Tous les aînés avaient quelque chose de spécial à raconter pendant les thés.

« Ce qui m'a particulièrement intéressée, c'était l'histoire des Lemay, des époux qui ont plus de 80 ans, a raconté Mme Lévesque. Avec des photos, ils nous ont raconté les débuts de Yellowknife et à quoi la vie ressemblait à leur arrivée en . J'ai passé un après-midi mémorable; c'était un échange remarquable d'expériences de vie qui m'en a appris davantage sur cette ville que j'aime tant. »

Mme Pinet a poursuivi : « Ce projet m'a beaucoup apporté! Quand les thés du dimanche ont commencé, c'était tellement agréable de pouvoir se réunir en français et d'avoir le sentiment d'appartenir à une collectivité; je me suis dit que nous ne devions pas laisser ces histoires tout bonnement disparaître au fil du temps. »

« Auparavant, il y avait des organismes pour les aînés, mais tout se déroulait en anglais. À la fin de ce projet, il y avait des aînés qui étaient intéressés à continuer de faire des activités en français. Pour moi, c'est un véritable symbole de réussite », a déclaré Mme Pinet.

Johanne Denault, une participante, affirme que le projet a été un énorme succès pour joindre les aînés francophones de Yellowknife. « Ayant moi-même lancé le mouvement francophone et étant bénévole depuis 30 ans, je peux affirmer que, malgré toutes les différentes activités que nous avons offertes à nos membres, nous n'avons jamais réussi à atteindre ces aînés avant le projet. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Projet Building Bridges: Easing the Passage

Les obstacles culturels et linguistiques font en sorte que de nombreux aînés immigrants se sentent isolés dans leur collectivité. À St. John's (Terre-Neuve-et-Labrador), d'autres aînés ont reconnu ces difficultés et ont pris des mesures pour les aider.

Lire cette histoire : Building Bridges: Easing the Passage

Les obstacles culturels et linguistiques font en sorte que de nombreux aînés immigrants se sentent isolés dans leur collectivité. Ils ne peuvent se faire d'amis, participer à des activités sociales ou comprendre les renseignements qui les aideraient dans leurs activités quotidiennes. À St. John's (Terre-Neuve-et-Labrador), d'autres aînés ont reconnu ces difficultés et ont pris des mesures pour les aider en mettant sur pied le projet Building Bridges: Easing the Passage.

L'organisme a reçu le financement pour son projet Building Bridges: Easing the Passage grâce au volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînésdu gouvernement du Canada. Ce volet encourage les aînés à jouer un rôle important dans leur collectivité en aidant les personnes dans le besoin, en faisant preuve de leadership et en partageant leurs connaissances et leurs compétences avec d'autres.

Building Bridges, un comité composé d'aînés et d'autres dirigeants de la collectivité, a cerné différents obstacles qui contribuent à l'isolement des aînés immigrants et a établi des stratégies pour les surmonter. Le projet a été exécuté par le Seniors Resource Centre de Terre-Neuve-et-Labrador, et incluait diverses activités qui permettaient de donner aux immigrants âgés accès aux ressources dont ils ont besoin pour mieux s'intégrer à la société.

L'une des activités est le programme de bénévolat LINK. Les bénévoles LINK, dont bon nombre sont des aînés de la collectivité, agissent en tant qu'interprètes pour les personnes qui communiquent avec le Seniors Resource Centre pour obtenir des renseignements et des services. Veeresh Gadag, président du comité Seniors Bridging Cultures et lui-même un aîné, explique que les nouveaux arrivants aînés apprécient grandement le soutien offert par des interprètes bénévoles. « Ils peuvent parler aux aînés immigrants dans leur propre langue. En plus, le fait d'établir cette relation a permis à certains des nouveaux arrivants d'apprendre un peu plus d'anglais. »

Les bénévoles ont diverses origines culturelles et parlent différentes langues. Ils peuvent aider, de différentes manières, les aînés qui éprouvent de la difficulté à parler anglais. « Les aînés doivent remplir de nombreux formulaires au moment de prendre leur retraite ou encore pour répondre à leurs besoins quotidiens, par exemple pour effectuer des transactions bancaires ou soumettre leur déclaration de revenus, explique Clarice LeGrow, coordonnatrice du projet. Ils nous ont dit quels étaient les formulaires pour lesquels ils avaient besoin d'aide, et nous avons formé les bénévoles LINK à les aider. »

Rebecca Law, bénévole LINK qui parle chinois, a aidé une aînée qui avait déménagé dans un centre d'hébergement. « Il y avait une barrière linguistique entre la famille et le personnel médical; je me suis donc rendue au centre d'hébergement pour servir d'interprète entre l'aînée, une diététiste et une physiothérapeute… Cela leur a permis de lui préparer un plan de repas et un plan d'activités. »

Un autre élément du projet est un forum d'échange multiculturel qui se déroule tous les jeudis au Seniors Resource Centre. Dans le cadre du forum, les immigrants aînés, nouvellement arrivés et établis, partagent leurs compétences, leurs connaissances et leurs talents. Parmi les activités réalisées jusqu'ici, mentionnons la marche nordique et des cours de danse du ventre, de cuisine indienne et de calligraphie chinoise et arabe.

« Les aînés sont heureux de passer du temps ensemble, même s'ils ne peuvent se parler », a signalé M. Gadag.

« L'une de mes histoires préférées est celle d'une dame nouvellement arrivée du Kosovo qui avait été amenée au groupe par l'un des membres de sa collectivité, raconte Mme LeGrow. Même si elle ne parlait pas anglais, elle a été immédiatement accueillie. Aujourd'hui, elle vient toutes les semaines et emmène également de nouveaux membres et leur fait part de son expérience. »

Le projet a également permis de mettre sur pied un comité de soutien à l'accueil composé de membres de l'Association of New Canadians et du Refugee and Immigrants Council et d'autres membres de la collectivité qui travaillent avec les nouveaux résidents.

« Le comité a été très utile, parce que l'un de nos problèmes est le fait que nous ignorons quand de nouveaux résidents arrivent dans notre collectivité, explique Mme LeGrow. Grâce à ce comité, nous recevons ces renseignements plus souvent. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Programme This Full House–A Pilot Intervention to Assist Elderly Compulsive Hoarders

Des aînés d'Edmonton contribuent à sensibiliser leur collectivité en participant à l'un des deux seuls programmes officiels au pays qui abordent les problèmes liés à la syllogomanie (l’accumulation compulsive d'objets inutiles) chez les personnes âgées de 55 ans et plus.

Lire cette histoire : Des aînés retraités jouent le rôle de mentors

La syllogomanie (accumulation compulsive d'objets inutiles) est un trouble qui conduit à amasser ou à ne pas jeter des objets inutiles, même s'ils semblent n'avoir aucune valeur pour les autres. Ce comportement cause aux syllogomanes une grande détresse et nuit à leur fonctionnement. Bien que la syllogomanie ait été étudiée chez les adultes, on sait peu de choses sur ses manifestations chez les aînés.

Sous la gouverne de l'Association des aînés de la région du Grand Edmonton, des aînés d'Edmonton contribuent à sensibiliser leur collectivité en participant à un programme intitulé This Full House–A Pilot Intervention to Assist Elderly Compulsive Hoarders. Il s'agit de l'un de deux programmes officiels au pays qui abordent les problèmes liés à la syllogomanie chez les personnes âgées de 55 ans et plus. Le programme apporte de l'aide aux personnes qui en sont atteintes dans la région d'Edmonton, qui peuvent ainsi recevoir un soutien émotif et des services de traitement, et entrer en lien avec d'autres personnes de leur collectivité qui peuvent les aider.

L'Association a reçu du financement pour le programme grâce au volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînésdu gouvernement du Canada.

Bien des gens ne connaissent pas la syllogomanie; les chercheurs et les professionnels de la santé en sont encore aux premières étapes de la compréhension de ce comportement, et il s'agit souvent d'un sujet qui touche de trop près les personnes qui en sont atteintes et leur famille.

L'un des objectifs clés du programme consiste à aider les aînés syllogomanes à améliorer leur bien-être global, et ainsi contribuer au maintien de quartiers sains. Des aînés de la collectivité siègent au comité consultatif et donnent de leur temps pour aider leurs pairs et lutter contre le problème de la syllogomanie dans leur collectivité.

« Les aînés qui siègent à notre comité consultatif amènent des idées et des perspectives à la discussion, affirme Doneka Simmons, coordonnatrice du programme. Ils contribuent également à faire en sorte que les responsables du programme soient informés des plus récentes découvertes en matière de recherche ou des nouveaux programmes pour les aînés en lien avec la syllogomanie. »

Les aînés bénévoles fournissent des renseignements aux personnes qui ont montré de l'intérêt pour le programme et encadrent leurs pairs qui s'adressent au programme pour bénéficier d'une intervention et obtenir du soutien.

Les participants se motivent également à parler de leurs expériences. « L'une des principales composantes de notre programme est notre groupe de soutien, explique Mme Simmons. Les participants parlent ouvertement de leurs expériences dans un environnement où ils sont traités de manière digne et respectueuse. Ils se soutiennent véritablement les uns les autres. »

Mme Simmons a remarqué que le groupe de soutien a permis aux aînés d'en apprendre un peu plus sur leur état et de découvrir qu'ils ne sont pas seuls. Le forum les habilite à tirer parti de leur expérience pour aider et motiver les autres.

Une infirmière qui a travaillé dans le cadre du programme a raconté qu'« une femme a dit qu'elle avait trouvé un espoir renouvelé quant à la possibilité de continuellement changer. Elle a affirmé que, parce que quelqu'un avait cru en elle, elle s'était sentie capable de prendre les bonnes décisions par elle-même ».

En plus d'encourager les aînés à partager leurs expériences, le programme mobilise la collectivité élargie pour qu'elle aide les aînés syllogomanes à améliorer leur qualité de vie et la vie de ceux qui les entourent. Ainsi, la collectivité est mieux informée au sujet de ce comportement et apporte un meilleur soutien à ceux qui en sont atteints.

« Au début, nous allons à la résidence d'un aîné et évaluons ses conditions de vie; ensuite, il collabore avec nous pour élaborer un plan d'action qui décrit, étape par étape, comment procéder au désencombrement, explique Mme Simmons. Nous collaborons également pour identifier les autres personnes de la collectivité qui peuvent aider, comme des services d'entretien ménager, des services de santé, la livraison de repas, les entreprises de déménagement ou les services financiers. »

Des organismes régionaux et locaux siègent également au comité consultatif du programme afin de communiquer leurs connaissances et leur expertise et contribuer à cette approche communautaire. Les organismes qui siègent au comité incluent notamment les services de santé de l'Alberta, les services de lutte contre les incendies d'Edmonton, Helping Hands Personal Assistance et Centraide de la région de la capitale de l'Alberta.

« Je n'aurais certainement pas pu faire cela moi-même, a dit un aîné. J'ai encore du chemin à faire, mais maintenant, c'est devenu gérable. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Projet Breadalbane Community History

De crainte de perdre pour toujours l'histoire de leur minuscule village de l'Île-du-Prince-Édouard, Joan Sutton et Kim MacLeod ont mené le Breadalbane Community History Project. Ainsi, l’histoire de leur collectivité sera consignée pour la faire connaître aux générations futures.

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« Tout a commencé quand Kim a dit : "Nos aînés s'éteignent; nous devrions consigner l'histoire par écrit avant qu'ils ne soient tous partis" », a raconté Mme Sutton, aînée et membre des Friends of the Breadalbane Library, un comité regroupant des aînés du village.

L'idée a fait son chemin tandis qu'elle se répandait dans la collectivité de moins de 200 personnes. Peu après, les Friends of the Breadalbane Library entendaient parler du programme Nouveaux Horizons pour les aînéset décidaient de présenter une demande pour produire un livre sur l'histoire de Breadalbane.

Le projet a lentement pris forme, en commençant par un voyage du comité aux archives provinciales. Là, les membres du comité ont découvert qu'il n'y avait pratiquement aucun écrit historique à propos de Breadalbane. Les femmes se sont rendu compte que, pour faire de ce projet une réussite, il fallait mobiliser les autres aînés afin qu'ils partagent leurs expériences et leurs histoires.

À cette fin, le comité a élaboré une approche en cinq étapes : première étape, une série d'ateliers où les aînés du village pourraient raconter leurs histoires; deuxième étape, une séance de cartographie de Breadalbane en ; troisième étape, une séance de photographie; quatrième étape, un atelier de création d'album; cinquième et dernière étape, des entrevues individuelles avec des aînés du village.

Pour encourager les aînés de la collectivité à participer aux ateliers où ils pourraient raconter leurs histoires, les membres du comité les ont joints par téléphone, ont publié des annonces dans les journaux locaux et accroché des affiches dans le village. Les ateliers avaient pour but d'encourager les aînés du village à communiquer leurs histoires et leurs souvenirs de Breadalbane. Pour faciliter ce processus, le comité a embauché la comédienne locale Laurel Smythe; Mme Smythe devait effectuer divers exercices avec les participants.

« Laurel leur posait des questions, pour les faire parler, raconte Mme Sutton. Eh bien, ils ne voulaient plus rentrer chez eux! La réunion devait durer deux heures et, trois heures et demie plus tard, ils étaient toujours là! Ils ont tout simplement adoré ça. »

Après les ateliers, les aînés ont participé à une séance au cours de laquelle ils ont dessiné une grande carte de Breadalbane en 1939, maintenant affichée à la bibliothèque.

« En 1939, il y a eu un gros incendie à Breadalbane; cela a été une année marquante, explique Mme Sutton. Les aînés ont parlé de l'incendie; ils ont décrit les édifices qui existaient à ce moment-là, ce à quoi le village ressemblait et qui vivait où. »

Ensuite, les aînés ont apporté de vieilles photographies ou de vieux documents qui pourraient être inclus dans le livre. Un professionnel a photographié les aînés, les documents et les anciennes photos.

« Nous avons ensuite demandé à une autre dame d'animer une séance de fabrication d'album, où nous avons créé des pages à l'aide des photos, explique Mme Sutton. En réalité, ces séances ont surtout servi à réunir les aînés. Nous avons beaucoup ri, eu beaucoup de plaisir et échangé beaucoup de renseignements. On aurait dit quatre grosses fêtes! »

Pour la dernière partie du projet, le comité a embauché un rédacteur pour interviewer les aînés qui n'avaient pas pu participer aux séances, afin que leurs histoires soient également incluses dans le livre. Le comité a regroupé toutes les pièces en un tout, et la suite, comme le dit Mme Sutton, est passée à l'histoire.

« Nous avons transcrit toutes les notes des réunions et des ateliers, terminé la rédaction et enjolivé les photographies, explique Mme Sutton. Enfin, nous avons tout colligé et fait publier notre livre. »

Le livre, intitulé Memorable Musings: an Anecdotal History of Breadalbane, a connu un succès retentissant. Plus de 70 résidents ont participé au lancement du livre organisé à la bibliothèque par le comité. Le comité a également remis un exemplaire gratuit à chaque ménage de Breadalbane, pour veiller à ce que le patrimoine communautaire se passe d'une génération à l'autre.

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Projet Pacific Elders Drum

Des aînés autochtones prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour acquérir de nouvelles compétences.

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En Colombie-Britannique, des aînés sont à l'origine d'un projet qui a sensibilisé la collectivité à la culture des Premières nations, renforcé les liens entre les aînés autochtones et d'autres membres de la collectivité et fait la démonstration qu'on n'est jamais trop vieux pour acquérir de nouvelles compétences.

L'idée du Pacific Elders Drum Project a germé au moment où la New Vista Society de Burnaby a invité les Golden Eagle Drummers à faire une représentation dans son établissement de soins intermédiaires de 236 places. Les Golden Eagle Drummers sont un groupe de femmes autochtones âgées de 55 ans et plus, affilié à la Pacific Association of First Nations Women de Vancouver.

L'organisme a reçu du financement pour son Pacific Elders Drum Project grâce au volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînésdu gouvernement du Canada. Ce volet encourage les aînés à jouer un rôle important dans leur collectivité en aidant les personnes dans le besoin, en faisant preuve de leadership et en partageant leurs connaissances et leurs compétences avec d'autres.

« Nous avons invité les Golden Eagle Drummers à venir jouer pour nous et à nous parler de leur culture, a expliqué la coordonnatrice du projet, Kristine Theurer. Elles ont chanté, ont joué de leurs tambours et ont raconté leurs histoires – elles ont réussi à établir immédiatement des liens merveilleux avec les aînés de New Vista. »

Le lien entre les aînés autochtones et les aînés résidents était si formidable que, quand les Golden Eagle Drummers sont revenues pour la deuxième fois, elles ont invité les aînés à jouer avec elles; il est rapidement devenu clair qu'il n'y avait pas suffisamment de tambours pour tous les aînés intéressés. « Les aînés voulaient également savoir comment fabriquer les tambours », a dit Mme Theurer.

C'est alors que les représentants de la New Vista Society ont décidé de présenter une demande de financement pour le projet par le truchement du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. Le projet avait pour but de permettre aux aînés de la New Vista Society Care Home de participer à une activité organisée avec les Golden Eagle Drummers pour découvrir leur culture et leurs compétences grâce à la musique.

« Elles sont venues ici, et nous avons passé de nombreuses séances à apprendre comment fabriquer les tambours et les maillets », a expliqué Mme Theurer.

« Cela a été plus difficile que ce que nous avions d'abord cru, parce que nous avons dû partir de rien, a raconté Terry Monteforte, un aîné du New Vista Society Care Home. Tout d'abord, il a fallu prendre les peaux et les faire tremper. Ensuite, nous avons tendu la peau sur un cadre de bois circulaire et, à la main, nous avons attaché la peau sur le cadre avec des lacets de cuir spéciaux. »

Les aînés ont fabriqué 40 tambours et maillets, sous la supervision des aînées autochtones. Les Golden Eagle Drummers ont parlé de leur culture aux aînés, et ces derniers se sont joints à elles pour jouer dans des cercles de tambours tous les mois. À Noël, un groupe rassemblant les Golden Eagle Drummers et les aînés a tenu une célébration finale de tambours. Le New Vista Care Home continue d'organiser des cercles de tambours tous les mois.

En plus d'apprendre aux résidents à fabriquer des tambours, les Golden Eagle Drummers ont également partagé leur culture et leur sagesse en leur racontant des histoires.

« Tout au long des étapes de la fabrication des tambours, les aînées expliquaient les liens avec leur culture, a indiqué Mme Theurer. Elles nous ont appris à considérer les tambours comme des instruments sacrés, plutôt que comme un projet d'artisanat. »

« Pour moi, cela a été une occasion incroyable d'en apprendre un peu plus sur leurs traditions en fabricant un tambour, a raconté M. Monteforte. Les aînées étaient prêtes à partager avec nous, et de notre côté, nos esprits et nos cœurs étaient ouverts, et nous avons adoré ça. »

La New Vista Society a invité la presse locale à assister à la fabrication des tambours et à une cérémonie de « bénédiction des tambours » afin de sensibiliser la collectivité à la culture des Premières nations et faire connaître le rôle de leadership des aînés.

Mme Theurer a souligné que le projet fait mentir les stéréotypes et les mythes usuels sur le vieillissement. Chaque étape du projet a prouvé que les adultes âgés sont capables d'acquérir de nouvelles compétences, et que leurs connaissances et leur énergie peuvent profiter aux collectivités d'innombrables manières.

« En temps normal, les gens ne penseraient pas que des aînés dans un établissement de soins joueraient du tambour, mais les résidents ont adoré fabriquer des tambours et participer aux cercles de tambours, a souligné Mme Theurer. C'était un processus compliqué qui a demandé beaucoup d'efforts, mais il a mené à un grand sentiment d'accomplissement et d'engagement, cela a été une expérience vraiment enrichissante. »

« Je n'avais jamais été exposé à ce type de tradition, a dit M. Monteforte. En jouant du tambour, je me suis senti porté spirituellement. Je n'avais jamais rien vécu de pareil; nous étions tous éblouis. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

La violence envers les aînés, parlons-en

Un groupe d’aînés du Québec contribue à sensibiliser la collectivité aux mauvais traitements envers les aînés.

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À Trois-Rivières (Québec), une pièce de théâtre montée par un groupe de 12 aînés a montré la réalité de la violence envers les aînés. Le projet avait pour principal objectif d'informer les aînés qui habitent en résidence et ceux qui fréquentent des centres de jour sur la violence envers les aînés et leurs droits.

Le groupe, provenant de la Table de concertation « Abus auprès des aînés » de la Mauricie, voulait sensibiliser les aînés au problème de la violence en participant à une pièce racontant l'histoire de Madeleine, victime d'exploitation financière et de mauvais traitements infligés par son fils.

« Le rôle de Madeleine a été une expérience très valorisante », raconte Madeleine Prévost, l'une des aînées qui a participé à la pièce. « D'après les réactions, les commentaires et les questions des gens, nous avons certainement atteint notre but de sensibilisation. J'ai vraiment l'impression d'avoir contribué au bien-être des aînés. », a-t-elle ajouté.

« Ce projet a changé des vies. C'est une véritable réussite », assure Denise Proulx, coordonnatrice du projet.

Pour monter la pièce, le groupe a présenté une demande de subvention auprès du programme Nouveaux Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada.

Grâce à ce projet et au dévouement des aînés impliqués, près de 600 personnes ont acquis une meilleure compréhension des enjeux liés à la violence envers les aînés et en savent un peu plus sur les ressources mises à la disposition des victimes et des témoins.

D'après Mme Proulx, il est important de parler des diverses formes que peut prendre la violence envers les aînés – harcèlement, négligence, exploitation financière, mauvais traitements psychologiques ou physiques. Autrement, les aînés pourraient ne pas reconnaître ni cerner les signes s'ils en deviennent victimes.

Pour aider les aînés à bien reconnaître et comprendre les situations de violence, et à connaître les mesures qu'un témoin ou une victime devrait prendre, le projet incluait un jeu de rôles entre les acteurs et les spectateurs.

Des représentants de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ainsi que différents travailleurs sociaux et agents de police étaient sur place après la pièce de théâtre pour répondre aux questions, parler des services qu'ils offrent et décrire les étapes à suivre pour signaler un incident. Ils ont contribué à veiller à ce que les participants reçoivent un soutien et un suivi adéquats.

Selon Mme Proulx, la présence de ces intervenants est absolument nécessaire, parce qu'elle favorise un climat de confiance pour les personnes qui désirent se renseigner ou dénoncer.

Pour sa part, M. René Proulx, co-auteur et metteur en scène, est d'avis qu'il est vrai qu'on n'a pas besoin de regarder loin pour trouver le bonheur. « Pour moi, la réalisation de ce projet a été une expérience de vraie joie et l'occasion de vivre une amitié profonde avec les autres participants. Ce n'était pas du travail, c'était du plaisir. Chaque représentation nous mettait en présence de nouvelles personnes qui se montraient très accueillantes, attentives et intéressées. Les résultats ont été gratifiants » a ajouté M. Proulx.

Les participants au projet ont contribué au bien-être de la collectivité en atténuant la vulnérabilité des aînés face à la violence. La participation régulière au groupe a également réduit le risque d'isolement social.

Mme Proulx soutient que les proches d'aînés qui sont victimes de violence sont plus susceptibles d'assister à la pièce que les aînés eux-mêmes. Les victimes sont souvent trop embarrassées ou trop craintives pour faire face à la réalité, ce qui fait en sorte qu'il est difficile de les joindre.

« Pour réussir à atteindre ce groupe d'aînés, nous avons produit un film qui a été diffusé sur la chaîne communautaire. Nous avons effectivement réussi à rejoindre un groupe de personnes plus isolées, ce qui était essentiel », a ajouté Mme Proulx.

Les travailleurs qui traitent des problèmes de violence à l'égard des aînés ont confirmé que le nombre de signalements et d'appels à l'aide a augmenté après le début du projet.

Le projet a entraîné la création de partenariats avec l'Association féminine d'éducation et d'action sociale, les Centres de santé et de services sociaux et l'Office municipal d'habitation de Shawinigan.

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer par leur participation dans des activités sociales et leur vie active.

Projet Planting Seeds for Community Growth

Des aînés créent des relations durables grâce au jardinage à Outlook Manor, St. Clair.

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Il y a deux ans, la terrasse sur le toit du Outlook Manor était une mer de briques usées et de mauvaises herbes en broussaille, vide à l'exception des déchets qui y avaient été lancés des fenêtres qui la surplombaient. Aujourd'hui, elle est couverte d'un feuillage vert luxuriant planté dans de grands pots bruns, entre lesquels déambulent les aînés qui ont planté, nourri et cultivé les plants.

C'est le financement du projet Planting Seeds for Community Growth des St. Clair West Services for Seniors, assuré par le programme Nouveaux Horizons pour les aînés, qui a permis la transformation de la terrasse du Outlook Manor. L'organisme avait pour but d'augmenter les réseaux de soutien entre les résidents en aidant les aînés à créer des potagers dans trois habitations communautaires de Toronto.

« Nous n'avions jamais eu de jardin. Il n'y avait que cet espace de béton, où rien n'encourageait à poser le regard, raconte Bernetta Rhule, aînée et dirigeante bénévole du projet. Maintenant qu'il y en a un, les résidents descendent pour y passer du temps ou encore le contemplent de leur balcon. Si quelque chose ne va pas, ils nous le disent, et je pense qu'ils sont impatients de goûter à ce qu'il produira. »

« Le jardin avait pour but d'établir une collectivité entre les bâtiments par le truchement du jardinage, afin de réunir des résidents qui, en temps normal, ne sortiraient pas pour se rencontrer, ainsi que de favoriser l'activité physique », a expliqué Janitha Joseph, travailleuse en développement communautaire des St. Clair West Services for Seniors.

D'entrée de jeu, les aînés ont pris les choses en main, en donnant des instructions au personnel de St. Clair West sur le type de jardinage qu'ils voulaient faire et en choisissant les plantes.

« Les résultats du projet – qui fonctionne toujours à plein régime deux ans plus tard – ont étonné même les travailleurs communautaires, raconte Nico Cassidy, animatrice communautaire à St. Clair West. Cette année, nous avions prévu organiser une journée de nettoyage communautaire. Un membre de notre personnel travaillait avec le groupe et devait revenir la semaine suivante pour planifier une journée pour exécuter la tâche. Quand elle est revenue, le groupe s'était déjà organisé et avait nettoyé tout l'espace du jardin. »

Le projet a connu un succès retentissant auprès des aînés, même de ceux qui ne connaissent pas grand-chose en matière de jardinage. Il a mené à d'autres partenariats, puisque des aînés ont trouvé des moyens de surmonter des incapacités. Une femme qui possède de l'expertise en jardinage, mais qui se déplace en triporteur a fait équipe avec un autre résident : elle lui donnait des instructions et il faisait les tâches physiques tout en apprenant à propos des plantes dont il s'occupait. Un autre résident, qui participait à l'activité de jardinage, a souffert d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

Heureusement, il est en train de se rétablir, mais il a maintenant des incapacités permanentes en raison de cet AVC. Il voulait continuer à participer au jardinage dans le cadre de sa thérapie, alors un autre aîné a fait équipe avec lui pour l'aider à entretenir sa section du jardin.

En plus des bienfaits de l'exercice, de l'air frais et des fruits et légumes cultivés sur place, le projet a également suscité de nouvelles amitiés entre les résidents, qui comptent des immigrants provenant de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud, des Caraïbes, de l'Europe de l'Est et de l'Afghanistan. Les résidents se sont réunis pour faire connaître des coutumes de jardinage traditionnelles et en apprendre de nouvelles.

Mme Joseph a remarqué les effets à long terme du projet de jardinage sur les aînés. « Certains des résidents sont venus nous voir pour nous dire qu'ils avaient hâte de se lever le matin pour aller arroser leurs plantes et leur parler… Cela leur fait beaucoup de bien. »

Elle a reconnu que tout n'est pas toujours rose quand il s'agit des jardins. « Des conflits surgissent, mais les résidents trouvent les moyens de les régler. Le plus important, a-t-elle expliqué, c'est que le projet a permis aux résidents d'acquérir de la confiance et des compétences de leadership qui leur permettront de participer davantage à la collectivité ainsi que dans leur bâtiment. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Programme des ambassadeurs du Kiwanis Club of Cape Breton Golden K

À titre d'ambassadeurs, les aînés de la collectivité peuvent rester actifs et productifs au sein de leur collectivité : ils accueillent les passagers des navires de croisière, visitent des salons commerciaux et fournissent des renseignements touristiques à bon nombre d'organisations.

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En tant que président des projets d'envergure du Kiwanis Club of Cape Breton Golden K, Clarence Seaward est l'âme du programme des ambassadeurs destiné aux aînés de l'île du Cap-Breton. À titre d'ambassadeurs, les aînés de la collectivité peuvent rester actifs et productifs au sein de leur collectivité : ils accueillent les passagers des navires de croisière, visitent des salons commerciaux et fournissent des renseignements touristiques à bon nombre d'organisations.

Afin d'aider M. Seaward à mener ce projet à bien, sept membres du club ont été nommés pour former un comité. Comme il fallait des fonds pour financer ce projet, le comité a sollicité une subvention provenant du volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, mis en œuvre par le gouvernement du Canada. Grâce à ce programme, les aînés peuvent contribuer à la vie de leur collectivité et jouir d'une certaine qualité de vie, en menant une vie active et en participant à des activités sociales.

Pour préparer les participants à leur fonction d'ambassadeur, le Kiwanis Club of Cape Breton Golden Ka offert son appui de diverses façons. Tout d'abord, le Senior College de l'Université du Cap-Breton a conçu un programme qui permet aux aînés d'apprendre à trouver de l'information et à la soumettre au public. La formation touche notamment au patrimoine de l'île du Cap-Breton. À la session d'hiver, 60 aînés se sont inscrits au programme, et tous l'ont terminé avec succès.

« Grâce à deux membres de notre club qui connaissent à fond l'histoire du Cap-Breton et sont prêts à nous consacrer du temps, ainsi qu'à un chercheur et à des membres de l'Université, il a été possible de produire un livre de 85 pages, truffé d'anecdotes sur l'île du Cap-Breton », a déclaré M. Seaward. À part les faits entourant l'histoire de l'île, l'ouvrage renferme des renseignements intéressants au sujet de chaque route et de chaque sentier qui sillonne le Cap-Breton.

Le livre a été distribué, à travers toute l'île, dans les centres d'information touristique, les hôtels, les motels et les gîtes. L'industrie touristique et la population lui ont réservé un accueil qui dépassait toutes les attentes. Le ministère du Tourisme de la Nouvelle-Écosse avait au départ commandé 500 exemplaires, et il a dû en commander 200 autres. Bien qu'ayant procédé à un tirage de 3 000 exemplaires pour sa première édition, le club a dû en faire imprimer 2 000 de plus pour répondre à la demande.

« Maintenant que les membres de notre club sont des ambassadeurs dûment formés, nous recevons des invitations à participer à des événements tels que les fêtes du centenaire du vol du Silver Dart à Baddeck, le passage de grands navires à Cap-Breton et la reconstitution de la bataille du fort de Louisbourg », a ajouté M. Seaward.

« En tant qu'ambassadeurs formés, nous sommes reconnaissants d'avoir été en mesure de créer ce merveilleux projet et d'y participer », de conclure M. Seaward.

ProjetDay Hospice Outreach

Le programme Day Hospice Outreach était un jalon important pour informer la communauté locale des avantages qu'un centre de soins peut apporter aux soignants et aux malades en phase terminale pour leur permettre d'avoir la meilleure qualité de vie possible.

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Chez Marilyn Craft, une enseignante à la retraite qui compte 47 ans d'expérience, mettre les gens à l'aise est une seconde nature et va de pair avec le fait de leur poser des questions et de prendre le temps de les écouter.

Ce sont ces principes que Mme Craft et plusieurs autres aînés bénévoles ont mis en pratique au moment de mener le Day Hospice Outreach Program à Saint John (Nouveau-Brunswick). Le programme pilote était un jalon important pour informer la communauté locale des avantages qu'un centre de soins peut apporter aux soignants et aux malades en phase terminale pour leur permettre d'avoir la meilleure qualité de vie possible.

L'organisme a reçu du financement pour le Day Hospice Outreach Programgrâce au volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînésdu gouvernement du Canada. Ce volet encourage les aînés à jouer un rôle important dans leur collectivité en aidant les personnes dans le besoin, en faisant preuve de leadership et en partageant leurs connaissances et leurs compétences avec d'autres.

Les aînés qui siégeaient au comité ont élaboré le programme et ils en ont fait la promotion. Une fois le programme en place, ils ont offert leur temps et leur expertise à titre bénévole. D'autres aînés ont offert leur rétroaction après avoir participé au programme à titre de patients.

Le programme, dirigé par le Hospice of Greater Saint John Inc., était le premier en son genre au Nouveau-Brunswick et avait pris pour modèle des programmes qui avaient été un succès ailleurs au Canada.

Le programme avait pour but d'offrir aux patients un milieu semblable à un chez-soi où ils pouvaient se rendre pour passer une journée de relaxation, de soutien et d'accompagnement. Par ailleurs, cela offrait une journée à leur famille ou à leur soignant pour faire des activités ou des courses, ou encore pour se reposer, tout en sachant que leur proche se trouvait dans un milieu sûr et confortable.

Le programme est issu de la nécessité d'offrir aux malades en phase terminale et à leurs soignants le soutien dont elles avaient grand besoin, et ce, au sein de la collectivité. Le comité a admis que les soins palliatifs n'étaient pas bien compris ni même très développés au Nouveau-Brunswick.

« Nous avons une population âgée dont les membres sont très liés à leur paroisse et à leur collectivité, de sorte que nos soins palliatifs en hospice ne sont pas aussi bien développés dans notre région qu'ils le sont ailleurs », explique Sandy Johnson, infirmière autorisée et directrice administrative du Hospice of GreaterSaint John.

Le comité, mené par des aînés, a effectué une quantité considérable de recherches sur des programmes de soins palliatifs partout au pays, et auprès de médecins de famille, d'infirmières et d'autres fournisseurs de soins de santé locaux. Les aînés siégeant au comité ont également contribué aux énormes efforts de sensibilisation au programme au sein de la collectivité.

Les bénévoles, les familles des patients et les patients eux-mêmes ont également aidé à dissiper la stigmatisation et l'impression selon laquelle un hospice est un endroit déprimant. « Ceux qui sont venus se sont rendu compte qu'un centre de soins a pour but d'offrir la meilleure qualité de vie possible, résume Mme Johnson. Les conjoints des patients nous ont dit très clairement à quel point c'était précieux, et certains se sont même joints à nous à titre de bénévoles parce qu'ils en étaient vraiment reconnaissants et voulaient rendre à la collectivité ce qu'ils avaient reçu. »

Les aînés bénévoles étaient sans aucun doute le cœur du programme. Mme Craft était bénévole et présidente du conseil d'administration du programme. Elle a souligné que ses nombreuses années d'expérience en enseignement et sa nature entreprenante l'ont aidée dans cette tâche. Elle a également reconnu que les patients qui participaient au programme lui avaient beaucoup appris.

« J'ai trouvé que c'était l'expérience la plus valorisante qui soit; j'avais hâte d'y aller tous les jours, a dit Mme Craft. Vous savez, les gens aiment vous raconter leur vie; ils aiment vous raconter ce qui les intéresse, et j'étais heureuse d'être là et de les écouter. »

Mme Craft a également fait part des perles de sagesse qu'elle a acquises par le truchement du programme : « Je me suis rendu compte que les gens vivent jusqu'à ce qu'ils meurent; traitez-les comme des personnes vivantes; parlez-leur des choses de tous les jours; ils vivent et tout continue de les intéresser. »

« Nous avons participé à des séances où des conversations très franches ont eu lieu, et les patients sentaient clairement qu'ils se trouvaient dans un endroit où ils pouvaient parler honnêtement de ce qui leur arrivait et avoir le soutien dont ils avaient besoin, raconte Mme Johnson. Mais nous allions également plus loin… c'était comme de leur dire "nous allons maintenant faire ce qui est important pour vous.

Fabriquons un album ou encore, parlons. Racontez-moi votre vie; qu'est-ce que vous avez fait comme travail? Racontez-nous vos souvenirs". »

En plus d'encourager les patients à parler librement et ouvertement de leur état de santé, les aînés bénévoles aidaient les patients à obtenir du soutien émotionnel et spirituel, des services éducatifs et de la thérapie pour soulager leur douleur et réduire leurs symptômes.

Les bienfaits du programme pour la collectivité élargie et la province ont été innombrables.

« Assurément, c'est un énorme programme de soutien aux soignants; il est très important de leur donner un peu de répit parce que, ainsi, toute la famille est mieux en mesure de gérer la situation, explique Mme Johnson. Si vous pouvez contribuer à soutenir le soignant et le patient avec des programmes comme celui-là dans la collectivité, vous aidez à réduire le nombre d'admissions à l'hôpital, ce qui a bien entendu pour effet de faire en sorte que les lits de soins de courte durée servent aux soins actifs dans notre collectivité. »

Le programme pilote a été une réussite, et le Hospice of Greater Saint John Inc. est en train de mettre en place le premier centre de soins résidentiel de la région de l'Atlantique, dont l'ouverture est prévue pour le printemps prochain.

« Nous espérons que lorsque l'hospice résidentiel sera fonctionnel, nous pourrons reprendre le programme de centre de jour pour les personnes de la collectivité qui ne sont pas tout à fait prêtes pour l'hospice résidentiel », déclare Mme Johnson.

« J'encouragerais les professionnels des soins de santé et la collectivité élargie à adopter le programme de centres de jour, parce qu'ils sont axés sur la qualité de vie », propose Mme Johnson. « Il s'agit de soutenir les gens et de les aider à vivre la meilleure vie possible, et cela enrichit votre propre vie bien au-delà de vos attentes. » Chaque personne qui s'est présentée à nos services nous dit : « Si seulement j'avais su ce que vous pouviez faire pour moi et pour ma famille, je serais venu vous voir plus tôt. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.

Projet A Walk on the Wild Side

Les résidents du Sherbrooke Community Centre ont mené un projet intitulé A Walk on the Wild Side, grâce auquel ils ont créé des sentiers écologiques communautaires et un jardin d'insectes et de papillons destinés aux résidents de Saskatoon et aux visiteurs, jeunes et moins jeunes.

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Les aînés qui résident au Sherbrooke Community Centre de Saskatoon ont reçu les louanges de leur collectivité ainsi qu'une attention internationale grâce à un projet qui offre aux bénévoles du Centre l'occasion d'informer la collectivité au sujet de l'environnement.

Les résidents du Sherbrooke Community Centre ont mené un projet intitulé A Walk on the Wild Side, grâce auquel ils ont créé des sentiers écologiques communautaires et un jardin d'insectes et de papillons destinés aux résidents de Saskatoon et aux visiteurs, jeunes et moins jeunes.

L'idée du projet est née de la reconnaissance du fait que les aînés possèdent une grande quantité de connaissances environnementales dont la collectivité pourrait tirer parti.

« Les aînés plus âgés de la Saskatchewan qui se sont établis sur la terre possèdent l'expérience qu'ont les pionniers du milieu indigène, explique Ramsay King, jardinier principal du Sherbrooke Community Centre.

L'ensemble de leurs connaissances disparaîtra s'ils ne les transmettent pas de bouche à oreille. »

Le Centre a reçu du financement pour le projet grâce au volet Participation communautaire et leadership du programme Nouveaux Horizons pour les aînésdu gouvernement du Canada, qui encourage les aînés à jouer un rôle important dans leur collectivité.

Le projet vise également à répondre au besoin local d'un accès plus facile à la faune et à l'environnement naturels de la Saskatchewan.

« En Saskatchewan, il faut souvent sortir des villes pour voir certaines de ces choses, explique Colleen Grieman, gestionnaire des bénévoles et des activités communautaires au Centre. Les élèves, les enfants des garderies et les aînés doivent sortir en milieu rural pour voir la prairie, ou encore aller dans le Nord pour voir la forêt boréale. C'est merveilleux d'avoir cette occasion ici, dans la collectivité. »

L'une des principales caractéristiques et réalisations du projet A Walk on the Wild Sidea été l'importante collaboration intergénérationnelle tout au long du projet.

Les aînés se sont rendus à la Greystone Heights Elementary School pour parler du projet aux élèves de 5e et de 6e années, et ont travaillé avec eux pour faire des recherches sur les plantes indigènes à la prairie et aux régions boréales de la Saskatchewan. Ils ont ensuite travaillé ensemble pour concevoir les sentiers écologiques, y planter et y cultiver des plantes, et construire le jardin de papillons.

« Ils ont également collaboré pour créer des collages qui sont affichés dans l'entrée, raconte M. King. Les aînés ont appris aux enfants à ralentir, à écouter, à réfléchir et à apprécier l'environnement naturel. »

« Ce projet nous a également donné l'occasion d'inviter des conférenciers aînés de la société horticole et des entomologistes à la retraite à parler avec les jeunes, explique Patricia Roe, qui dirige les communications et les relations publiques du Sherbrooke Community Centre. C'était très important que ces experts communiquent leurs connaissances, tout particulièrement aux jeunes. »

En plus d'avoir fait des merveilles auprès des jeunes, le programme a également attiré un nombre incroyable de bénévoles adultes, à qui les aînés ont montré comment construire le pavillon de papillons. «

C'était tout un événement pour les bénévoles qui sont venus ici pour aider à construire le pavillon, puis pour assister à la mise en liberté des papillons, parce qu'ils avaient tout à apprendre à ce sujet et sur la manière dont les papillons sont arrivés ici », a raconté Mme Roe.

Le projet a également créé des partenariats et des réseaux d'aide entre des organismes environnementaux, le milieu universitaire et des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux.

« Les aînés ont extrêmement bien réussi à renforcer nos liens avec la collectivité et à mettre en place une base de connaissances », a affirmé Mme Roe.

« Nos partenaires institutionnels sont des établissements d'enseignement sérieux. Ce n'est pas un projet à court terme; nous cherchons véritablement à faire de la science de manière éthique, ce qui compte pour tous ceux qui nous observent, précise M. King. Les sociétés donatrices, notre conseil d'administration et nos leaders communautaires veulent tous s'assurer que nous faisons les choses de la bonne manière. »

« Cela a fait en sorte que nous sommes, je crois, un modèle pour d'autres centres, indique Mme Roe. Nous accueillons beaucoup de visiteurs provinciaux, nationaux et internationaux qui nous disent : "Nous pourrions peut-être faire cela, nous aussi" ».

Pour le Sherbrooke Community Centre, l'avenir est rempli de promesses.

« Ce projet a un vaste potentiel, et les possibilités sont infinies, a déclaré Mme Grieman. Nous espérons ajouter bientôt une composante autochtone. »

« Ce projet a vraiment incité notre personnel à réfléchir à de nouvelles idées et aux manières dont il peut mobiliser les aînés et les faire participer à son travail, explique Mme Roe. Les aînés peuvent faire de grandes choses pour leur collectivité, si nous prenons le temps de les écouter. »

Le programme Nouveaux Horizons du gouvernement du Canada veille à ce que les aînés puissent profiter de la qualité de vie de leur collectivité et y contribuer en participant à des activités sociales et en menant une vie active.